COMPLIMENT
D> COBDOLÎAJICB A UN COMHAITDANT DB PROTIHCS»
JxLoNSEIGNEUR,
Nous venons vous témoigner la part que nous avons prise à la perte que vous avez faite. Nous avions cru que nous n'aurions que des sujets de nous réjouir avec vous de l'accroissement de gloire et de grandeur donlÀl semble que le ciel vous comble , et nous n'avions pas prévu qu'il fallût vous rendre de tristes devoirs.
C'est la fatalité des combats, monseigneur; le sang le plus pur est presque toujours répandu le premier. Les dangers accompagnent toujours les plus grandes âmes; et, par un malheur fatal qui suit les grandes victoires , on perd ordinairement ceux par qui on les gagne.
Vous n'avez que trop éprouvé cette rigoureuse
fortune, monseigneur. Mais, si rimmortalité qui est la récompense de la valeur malheureuse , si les témoignages d^un roi qui juge si bien du mérite et de la gloire , si les louanges qu'on donne aux morts pourvoient consoler les vivans , jamais on n'eut tant de sujets de se consoler.
Je sais qu'il y a des pertes qu^on peut nommer irréparables ; qu'il est difficile d'arrêter une doulenr raisonnable....
Mais je ne vois pas qu'en voulant adoucir votre douleur je la renouvelle. Je me contente de vous assurer, monseigneur, qu'au milieu de la joie pu^ blique nous avons pris part à votre douleur , et que , noas partageant entre les intérêts de la France et vos intérêts particuliers, nous avons considéré ce quQ cette victoire valoit à l'état ^ mais nous avons senti en même temps ce qu'elle coûtoit à votre famille.
SUR LA RBCIPTIO» DK H. L^BB^ POUCIT A L*ACADillIB DB- irtllB8.
Juessieurs,
Le choix que vous faites aujourd'hui de monsieur labbé Poncet pour l'associer à votre compagnie est paiement honorable pour vous et pour lui. C'est une marque de votre discernement , c'est une preuve de son mérite. On ne peut vous soupçonner ni de