‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 29 sur 292 · ïî · texte numérisé non relu

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1^8 POÉSIES FRjLUÇOISES

Et ce n'est plus im siècle i se moquer de» «i^ Tout cet éclat passé n'esfqn'wi ëclaft fmole^ On ne redoute plus l'orgnett du Capîtok ; Et les peuples kwtrnits de tes douces vertus Adorent ta grandeur, mais ne la craifpwnt pins.

Que si le ciel t'inspire cncor quelque vaXance , Ya dresser ttt aulels dans les mwrs de Byiance ; Anime tes Romains à quelque effort puissant^ Et va planter ta crois ou replie le Groimant } Remplis les premiers raagi d'une saisie euÉreprÎM y Et rompons marcker Rome au secours de Yenâsa» Pour tes temples Sicréâ Sei«*mémfi couibaitaMl Gonunende les trartaiix cpe tu aoqs prècbea tSMl y Et laisse-moi goûter, dans fat paix oà nous sommes. Le repos que je yiens de procurer aux hommes. J'ai TU de tous càtés mes ennemis yameasy Et je suis aujourdlitti ce qu'autrefois In fus. Les lois de mou Etat sont avsHs sonveraines» Mes lis vont aiMsà loin que tes aigles romaines; Et| pour punir le crime et l'orgueil des humains , Mes François d'aujourd'hui valent tes yîcux Romains. L'invincible Louis, sous qui le monde tremble, Ne vaut-il pas lui seied tous tes héros ensemble ? La victoire sous lui , ne se lassant jamais, Lui fournit des sujets de vaincre dans la paix. Dans le comble d'honneur où lui seul peut atteindre , Tout désarmé qu'il est, il sait se faire craindre ; Il dompte ses rivaux , soutient ses alliés. Et voit même en la paix des rois humiliés. Il suroît su fcnger tant de lois violées, Et tu verrois déjà tes plaines désolées , Tu verrois et tes chefs et tes peuples soumis ;

Maïs ta m%ifM Am toi d'ftsMz gtftnch ennemis;

Et, dans k monytaieiit de gloire qni le presse ,

To tiens U «Aveté de ta propre foiblesse.

Qoe n'e»<*in dus le siècle où tes hdfôs guerriers

Eussent pa lui Iburatt des moissons de huriers?

Pour arrêter ««r toi ses fovces occupées,

Ou sont tes Sctpions » tes Jules , tes Pompées?

Tu le Terrofc courir, au mUieu des hasards ,

Affronter tes Romains et raincre tes Cémn ,

Et, par une conduite attftri jinte que brate,

Affranchir de tes fers tMt l^uniten esclave.

Mais, puisque ta fureur ne peut se contenir.

Après tant de mépt^ il faudra te punir.

La gloire des'héroa n'est jamais asset pUre ,

Et le tr6ne jaloux ne souffire point d4li]ure.

He te flatte plus tant de ton divin pouvoir,

On peut mêler la force avecque le derfoir.

Des monarques pieux , des princes magnanimes

Ont révéré tes lois en punissant tes crimes ;

Ib ont eu le secret de partager leurs cœurs ,

D'être tes ennemis, et tes adorateurs ;

Dt' soutenir leur rang et sauver leur franchise ,

En se vengeant de Rome, et respectant l'Eglise.

Ib ont su réprimer ton orgueil obstiné.

Sans choquer le pouvoir que le ciel t'a donné,

Et séparer enfin, dans une juste guerre ,

Les intérêts du ciel d'avec cent de la terre.

Sur l'exemple fameux de ces rois sii'ni^ pareils , J'inspire à mon héros ces iidfeles conseils.

Prince , dont la sagesse et la valeur est rare , Ménage ta couronne avecque la tiare ; Donne aux siècles futurs un exemple immortel ,

l8o POÉSIES FRABiÇOiSES

Garde les droits du udne et les droits de lisiMï^ Qu'à ion ressentiment ta piété s'unisse ; Louis, fais grâce à Rome en te faisant justice. Pense au sacré devoir d'un monarque chrétien, Fais agir ton pouvoir, mais révère le sien ; Et, mêlant au courroux le reiqpectet la crainte. Punis Rome l'injuste, et conserve la sainte»

Préviens, Rome, préviens ces effets dangereux, Et ne m'oblige pas à plus ,que, je ne veux • Exerce sur toi-même une juste vengeance, Et ne diffère plus à réparer Toffonse.

Punis tes factieux, cesse de l'obstiner, Et mérite la paix que je te veux donner. D'un plus céleste. feu ma valeur animée Ira cueillir pour . toi Jes palmes dldumée^ Et tu verras bientôtet nos croix et nos lis Sur les mors de.Byzance et sur ceux^de Menphis.

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