FI.AVIE
Jenesaissij'aitort,4nadame, maisjeÉC^ains D'attribtter à Dieu des sentimens humains.
CLAEICE.
Four sauver des môrteh la race crimmeUe
DE FtiACHI£f. It'J'J
Le Verbe^'est c8s)Mf soo^ uii^ Am nKfeUcNe ; Sous b voile çoBmnp de foibka. élçDseoiS Se couvre la gi^apdeur 4e& dirîa»saei:eai«ii$;- Ainsi du pur aoNrar nou» inâtons le mystère. Sous les expressionstfde ramoor oixbuaire. • Quoique Dieu soit exempt de toute passion ; Quoiqu'il aime sans art et sans e'motion, Et que, dans une paix tranquille , inaltérable , 11 épuise sur. lui son amour adorable , Tout occupé qu'il est de sa propre grandeur , n sent pour ses élus une divine ardeur; 11 dévoile à leurs yeux le secret de sa face , Il verse dans leur sein les trésors de sa grâce ; n veut bien les guider et leur servir d*Appui , Et se donner à ceux qui se donnent à lui^ Par ces faveurs du ciel ces âmes consacrées,. Et de reconnaissance ei d'amour pénétirées, S'unissant au Seigneur, répondent à leur tour Aux saints empressemeus de son divin amour. C'est là le fondement des tendresses mystiques.
. FI4AVIÏ:. . ^
Mais il faudrait parler de ees dons mi^pûfiques Que Dieu tire pour nous du fond de sa bonti , Avec plus de noblesse- et pbis de dignité.
GLA&ICE.
Ne portes pas si loin votre délicatesse , Madame , consultez notre illustre mattvesse , - A qui l'esprit divin semble avoir inspiré Le sens mystéfieu» du cantique-sacré.
Les filles tleH9ion dam les aeoes^e l'Ane
N'ont jamais mieux chanté le saint ÉjHthakme;.'
a^S poÉsies fravçoises
Elle connoi$ U «ottrce , ette cooof^ât \m fin £t de l'amour de rhomm^ y et de l'amoiur divin ; De ce trône wystjque où l'oraisan la plac* , Elle voit jusqu'où vont l«s «at^ius de la grAce, Et, par tous les àegtés.de la dévotion , Conduit le pur amour à sa perfecjtion.
FLATIE.
Je sais que rien nVchâppe à son intelligence , Qu'elle txcelle en amour, qu'elle excelle en science, Que le sacre' cantique est fait pour se» beaux yeux , Que Salomon , charmé de son air gracieux , De son esprit subtil , de sa mine prudente , La prit pour son épouse ou pour sa confidente ; Je crois, si vous voulez , qu'elle est en chair, en os La fomme qui parut dans Tîle de Pathmos , Qu'entouroit de lumière un soleil sans éclipse , Et que saint Jean la vit dans son Apocalypse. Vous ne me verrez point, madame, mépriser Le don qu'elle a d'instruire et de prophétiser. Je crois même avec vous qu'une source divine De douceur et de joie iitf>nde sa poitrine, Et que, par i)n effort péaible et soulageant» Par cent caaa^iz secrets la grâce dégorgeant , Dans ces momens heureux où $cs sens l'abandonnent y Se répand à grands flots sur ceux qui l'environnent ; Mais je ne conviens pas qu'elle doive en aimant Parler du pur amour, madame , impurement.