‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 64 sur 292 · DES HONNÊTES GENS · texte numérisé non relu

DES HONNÊTES GENS

Il en est de l'honneur comme de Tesprit, tout le monde croit en avoir. Qu'on n'ait point de naissance , point de charge, point de santë, point de bien, et que l'on soit par conséquent fort malheureux selon le monde , on se retranche sur l'honneur, et il n'j a personne qui ne dise que la fortune lui a tout enlevé , mais qu'elle ne peut lui ôter l'avantage d'être honnête homme , et de passer pour tel.

La qualité d'honnête homme ne peut justement être refusée qu'à un fripon, qu'à un libertin et qu'à nn homme de mauvaise vie ; mais, comme chacun se cache le mieux qu'il peut pour ne se pas faire connoitre , on la donne souvent à ceux qui ne la méri-^ tent pas.

C'est une consolation pour un malheureux qu'on le plaigne et qu'on le traite comme s'il ne l'étoit pas^ uu, pour mieux dire, c'est une consolation pour un malheureux que l'on reconnoisse en lui , au milieu de ses disgrâces, des qualités qui font qu'on le considère et que l'on agit avec lui avec distinction.

Ce n'est ni la naissance , ni l'esprit , ni le bien qtii rend ceux qui ont ces avantages honnêtes gens , c'est la manière dont ils usent de ces avantages. Deux magistrats ou deux officiers d'armée qui sont dans

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un même poste ne sont pas pour cela également honnêtes gens ; c'est leur façon de vivre qui les rend tels. Il y a bien dçs condition^ requises pour faire un honnête homme. Il faut qu'il s'acquitte parfaitement de ses devoirs à Tëgard de Dieu, à son égard et à regard de ceux avec qui il a à vivre ; c'est-à-dire qu'il faut qu'il ait de la piété , qu'il soit sans passion , et qu'il oblige tout le monde antant qu'il le peut* Un honnête homme de cette manière est bieu rare»

Pourvu que l'on soit civil et agréalile en compa-^ gnie , que l'on aime les plaisirs , que l'on sache vivre avee cette politesse que la routine du moode apprend , que l'on ait quelque habitude chez les ^smds, on passe aisément pour honnête homme ^ il a'en faut pas davantage dans l'usage du siècle pour faire donner oe nom et cette qualité à celui qui est pieut-étre fort libertin , et qui n'a peutrétre ni (çqiîut ni honneur.

Chez les dames , pourvu qu'un homme soit fort respectueux, qu'il sache et débite dm Nouvelles, qu'il soit toujours prêt à donner la comédie ou d aller i la promenade, et que soa équipage spit en bon état, c'est un fort galant et fort honnête homm^e^

A Tarmée, pourvu qu'un homme soit brave et.in*trépide, qu'il donne volontiers à manger, qu'il prête de bonne grâce de l'argent à ses amis et aux offiâei^ de sa brigade ou de son régiment, c'est un :des plus hfimêtes hommes que le roi ait dans toutes ses troupes.

Qu'un magistrat soit assidu à sa ebatge , qu'U reçoive avec civilité ce»x .et celles qui vont Je ♦oliioi-

^ SOR LES GARAGTàBES- DES HOMMES. 4^

ter", et qu'il ait de la di^piture éana ses jugemens , c*e9t up parfaitement honaéte homme.

Que nm% qui sont daps l'emploi ne brusquent personne, qu'ils paraissent toujours complaisans et bienfaisans ^iiê ont beau avoir quelque habitude crimineUe, ou être sujets à quelque autre passion déréglée, on n'y a point d'égard, iU sont honnêtes gens.

Que toutes ces sortes de personnes aient quelque bonne qualité, etqu'ils^en aient de mauvaises, on n'est pas obligé de les examiner de si près ^ ils sont honniétes geus selon le monde , et c'est assez.

Gelai qui vQudroit s'inscrire ^n faux sur la qualité d'honnête homme 9 quelquefois si mal donnée, trou^ veroit mille gens qui lui romproient en visière , et qni s'emporteroient sur cette injustice prétendue.

Le monde est plein d'bonuêtes gei\s de celte trempe » mais il n'est pas plein de gens de pi^té dans ce ipii regarde la religion , et de gens d'équité à l'égard de tous ceux avec qui ils put affaire.

Tel est souvent honnête homme chest ae^ aniis, qui ne Test guère chez lui , soit à l'égard de sa femme ou de fies enfans , soit à l'égard de ses domestiques.

Un officier général ou subalterne est souvent hon«^ néte homme à la lête d'une armée et dans l'occasion, qui ne lest guère dans le jeu, où il s'emporte brutaleoient et avec excès.

Que le monde en pense ce qu'il voudra -, je ne tiendrai jamais pour honnête homme cçlui qui se laisse dominer par une passion , soit d'avarice , soit d'à-

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monr , soit d'ambition. To^t ce que je puis dire de cet homme, c'est quil a de bons intervalles, ^t que dans le fond il ne peat étjre honnête homme avec une ibiblesse de cette nature.

Un honnête homme Test en tous lieâx^ toujours^ il n'est point sujet à des bizarreries et à des entretiens qui surprennent*

Chacun de nous doit plus s'ëtudîer à vivre en hon* néte homme qn'à passer pour honnête homme; et Ton ne vit pas long -temps de cette manière sans se faire cônnoltre pour ce qu'on est.

A parler sincèrement, c'est peu dé chose que d'être honnête homme selon le monde. A moins de l'être comipe le doit être un chrétien qui craint Dieu et qui aime son prochain , oetU qualité ne doit point faire d'envie*

Le titre on la qualité d'honnête. homme se donne trop aisément pour Testimer beaucoup^ elle va dans mon sens d'un pas égal avec celle de comte et de marquis, que l'on jette a la tête de bien des gens qui n'ont pas un ponce de terre en fief.

Le caractère d'un véritablement honnête homme est d'être également zélé et respectueux peur tout ce qui a du rapport à la religion ^ également déHcat et prudent pour tout ce qui regarde Thonneur; également chaud et prompt pour le service de ses amis ; également plein de reconnoissance et d'amitié pour ceux à qui il a obligation ; également plein de justice et de bonté poar ses domestiques ; également plein d'amour et de respect pour ceux qui lui ont donné

SUR LES CARACTÈRES DBS HOMVES. 4^7

la naissance , et enfin paiement plein de soi& et de tendresse pour sa femme et ses enfans.

C'est à toutes ces marques qne Ton doit reconnoïkf e les honnêtes gens. Celui qni ne les a pas n'a que les dehors trompeurs et les &usses apparencea d'an honnête homme. C'est une méchante copie d'un boa original ; c'est un portrait qui ne rassemble que dans des traits grossiers ce qu'il devrcHt mieux reprë* senter ; ou , pout parler plus juste , c'est la figure ou le cadavre d'un honnête bomme.' L'âme et l'esprit n'y sont point, et on peut aasurer qu'un honnête homme ainâ bâti ne doit être réputé honnête himme qne parmi ceux quiue le sont pas plaa que lui.

Si Pau trouve que je demande un tix)p grand nombre de bonnes xpalités dans on honnête homme, pout que l'on en puisse trouver beaucoup de cette aorte , je ne ferai pas un procès à ceux qui en exigeront moins. Nous ne convenons, pas tous sur nos senti<^ nnens, et je ne prétends- pas combattre ceux des autres en rapportant simplement les mien&i Ainsi je laisse la liberté à tout le monde de se faire un honnête homme à son goût et à sa mode.

Si on m'oblige néanmoins h déolarer en peu de mots œ que e'esl qu'^m honnête homme, selon l'idée que je m'en fais, je dirai que c'est un homme qui a un bon sens, une probité inviolable,- une humeur douce, un cœur capable de tout bien, un esprit agréable, un naturel fait pour la'vertii et )>our plaire à tout le monde , un air qui attire les yeux de tous lés -autres et qui marque l'em^ 9- ^7

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||>iré que son âme ft sur les coaurd, par la modestie de sou visage et par la tranquillité de son esprit.

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CHAFITAE XXL

DE L*AFFEGTATION.

It faut atôir Tesprit bien toalfait pour blâoier tontes les affectations. II y en a à la tëritë que Ton ne peut s'empêclier de condamner , parce qu'dles sont- criminelles ; mais il y en a pour lesquelles on doit avoir de Tindulgence et que Ton peut souffrir. 11 y en a ttiéme que Ton doit approuver et louer.

Un prédicateur remarque qu'il presse et qn^ii tMcbe quand il se sert de certaines expressions tëàdres et fortes tout ensemble ^ et qu'il accompagne <;es expressions d'un ton de voix qui pénètre jusqu'au cœur. Affecter de toucher de cette manière, c'est savoir user de ses talens avec avantage , c'est les employer ntilement, c'est remplir les devoirs td'uft bon et véritable prédicateur , c'est travailler avec fruit au saint des âmes et k la gloire de Dieu dan» leur conversion.

Une femme affecte de plaire par ses habits, par ses osillad^s, par ses paroles et par son immodestie , dans le dessein de donner de l'amour à ceux qu'elle vent engager. Tout ce qu'elle fait dans cet esprit est criminel. Ainsi tcnilès les tadou^hes qu'elle se met sur

SUR LES CARACTÈRES PES HOMMES* ^t()

le VMage » tout le rouge et tout le blapc qu'elle emploie pour se iaire un teint frais et uoi , et toutes les peines qu'elle prend pour se donner un air jeune , sont autant de chefs sur lesquels on a lieu de lui faire son procès et de 1^ condamner.

Une femme qui affecte de certaines petites minauderies» sans autre dessein que de vouloir paroitre plus jeane et plus belle, mérite en vérité qu on l'excuse. On en pardonne bien d';iutres aux hommes « qui devroient être au-dessus de mille choses qu'ils afiècleiit.

Les perruques , devenues si à la mode , ne fdairoteoi pas tant, si elles n'aocompagnoient pas si bien le visage, et si elles ne cadioient pas dix ou douze bonnes années qu'elles semblent ôter à ceux qni les portent. Cela fait , quoiqu'elles soient tou* jours fort incommodes, qu'on les aime en tout temps.

Cette affectation de ne paroitre pas si âgé que Ton 4%t se souffre ^ns peine dans l'un «t dans l'autre sexe , parce qu'elle n'est pas contre les bonnes mœurs, et qa'elie ne fait préjudice k personne. L'entêtement de paroitre plus jeune que l'on n'est est si gâoéral que je ne sais si les perruques^ ne seroient pas d'un agi^ble secours aux prêtres , aux religieux et aux leiigieiises, peur ies flatter sur leur âge, n leur profession leur permettoit d'en porter '.

* Dans le temps qoe Tatiteiir ecrÎToit ceci, Ttuage det perroqurs nVtoit pas ri commun qu'il Vett devena de|Miis. EUe« «Haieat encore interdites aux ecclésiastiques, qui n'ont ccnamence' à les adopter

Les anciens ëtoient trop scrupuleux et trop sévères sur ce point. L'histoire profane nous apprend qu'un certain vieillard nommé Eœus, s'étdnt présenté devant Ârchidamus , roi des Lacédémoniens , en qualité d'ambassadeur d'un des princes ses vmsins, fut honteusement renvoyé comme un homme à la parole duquel on ne pouvoit se fier , parce que , voulant paroitre jeune , il avoit peint ses cheveux gris, et que, par ce déguisement qu'il avoit affecté, il faisoit juger qu'il ne pouvoit être sincère dans le fond de son cœur, encore moins dans ses paroles.

Nous savons mieux vivre que ces Lacédémoniens, et nous ne voulons pas outrer la sévérité jusqu'à ce point que d'ôter aux étrangers la liberté de ' telle manière qu'il leur plaît , et encore moins de Tôter à ceux que le droit des gens oblige de recevoir avec honnêteté.

Notre politesse , qui se remarque moins dans nos habits que dans nos mœurs, fait que nous n'insultons pas les vétemens qui nous semblent bizarres, et notre civilité s'étend jusqu'à en faire à ceux que les humeurs et les inclinations ont plus, séparés de nous que les montagnes et les mers.

Un seigneur , dans le voisinage duquel j'ai longtemps demeuré , ne sortoit jamais les soirs, en hiver,

que vers 1660. Tout le monde connott PouTrage du Tertueux et gayaBt Thierg, intitule THistoire des Perruques, où il s'ëléTe avec forée contre les eccl^iastiques de soti temps qui portoient de ces cbcTclures artificielles.

qu avec quatre flambeaux ; et, même quand il alloit à vingt pas de son hôtel chez une dame où il joumt et mangeoit très - souvent , il n'en rabaltoit nen^ toujours les quatre flambeaux marchoient devant lui ; ainsi, quand on voyoit quatre flambeaux accompagner ou précéder un carrosse^ ou ëtoit sûr que c'éloit ce seigneur. L'affectation de se distinguer de cette ma* nière aurait été blâmée dans un autre ^ mais il avoit tant de belles qualités qu'on lui pôuyoit bien passer cette singularité sans la lui reprocher ; elle étoit en lui comme une ombre dans un tableau , qui ne sert qu'à le faire estimer davantage et qi\k en augmenter le prix.

Il faut toujours agir naturellement et de bonne foi sans rien affecter; mais, lorsque l'affectation est utile et agréable, elle perd son nom et elle cesse d'être affectation. C'est avoir de la conduite que d'affecter de dire ou de faire ce qui peut plaire à son prince , à ses parens et à ses amis.

A l'égard du prince , le bien qu'il nous peut faire et le rang qu'il tient parmi nous rendent ces affectations légitimes. A l'égard des autres, la société civile et Tamitié les autorisent et les font estimer partout.

Il ne faut point affecter de dire que l'on n'aîme ni le jeu , ni le cours , ni la danse, ni la comédie ; mais il faut agir de telle sorte que l'on voie en eflèt que nous ne les aimons pas. L'affectation est toujours prise en mauvaise part ; et, dès que l'on affecte de faire paroltre qu'on aime ou que l'on hait quelque chose..

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on fait croire qae Ton veat coAdamner ceax qui' n'aiment pas ce qu'on aime, ou qui ne haïssent pas ce qu*on hait. Cette affectation passe toujours pour une censure recherchée et ëtudice.

L'affectation n'est pas plus approuvée dans les pauvres que dans les riches. Il y a des mendians à qui on donneroit beaucoup davantage , s'ils n'affectoient pas de paroître plus estropiés ou plus malades qu'ils ne le sont. Ils ont recours à cent artifices pour émouvoir à la compassion, et c^est ce qui la diminue ou rétouffe absolument.

Il y a quelque temps qu'un homme d'esprit me parla juste sur ce sujet. Ce pauvre , me dit-il , seroit bientôt riche et en parfaite santé, s'il n'affectoit pas de paroître si pauvre et si malade.

Une damé véritablement charitable prit la chose d'une autre manière , dans une pareille rencontre. Un gueux la persécutant en ma présence d'un ton plaintif et moribond , elle lui donna Faumône ^ sur quoi, ayant pris la parole , je lui dis qu'il falloit être bonne ponr donner à ces sortes de gueux qui veulent passer pour ce qu'ils ne sont pas. Elle me répondit fort spirituellement qu'elle ne leur donnoit pus en vue de leurs maux apparens , mais en vue de leur véritable nécessité, qui devoit être bien grande, puisqu'elle les obligeoit à trouver dans l'iodostrie et dans lé déguisement les moyens de subsister et de vivre.

Il y a des occasions où il faut toujours affecter de paroître ce que l'on est, c'est-à-dire, chaste, |^eia

de foi , plein de zèle pour tout ce qui regarde r%lUe, Qt pleio de respect et de fidélité pour son prince^ Il y en a d'autres où il suflSit de ne pas changer sa conduite, sans afiècter de paroitre ce que Ton est. La prudence fait prendre là-dessus de justes mesures «' et fait embrasser Tun ou lautre de ces partis selon les circonstances dans lesquelles on se trouve, et se-. ioi^ les personnes avec qui on est.

Les plus établis dans le bien n'affectent point de parler de la vertu. Ils vont toujours leur train sans s'arrêter et sans se détourner à droite ni à gauche. Celui qui affecte d'en parler donne à connoitre qu'il commence et qu'il veut déjà passer pour ce qu'il n'est pas encore.

Une affectation qui se fait remarquer donne une idée du contraire de ce que l'on affecte ^ il n'est point de festin pareil à celui d'un avare.

Il me souvient qu'étant prié d'aller dîner chez un abbé qui a la répntatipn de remplir souvent son coQre-fort et de ne le guère vider, et quje l'on croi( être fort ménager en toutes rencontres , on me demanda le matin ce que je faisoi^ ce ipDr-Ià. Je réppi)dis que je dinerois chez M... Chez M..., me repartit celui qui m'a voit interrogé ? Vous ferez assurément grande chère. Cet abbé donne peu souvent à manger -, mais , quand il en donne , c'est toujours d'une manière exquise et dëlicate *, rien n'y est épargpé , et pour cause. Il croit , ajouta-t-il , par quelques repas 4e cette nature , passer pour libéral et pour homme à qui rien ne coûte pour régaler ses amis.

4^4 RÉFLEXlOnS

'Celui qui n'aime pas la dépense et qui yeut se marier affecte de se mettre eu bel équipage, et veut qu'on soit persuadé que ce qui a de Téclat est de son goût. Cependant il est certain qu'il pâtit, qu'il peste dans le fond de son cœur contre la coutume , et qu'il se fait violence ; mais il n'y a point de remède ; il faut, dans cette conjoncture, paroi tre malgré lui ce qu'il n'est pas, afin de mieux paroitre un jour ce qu'il est.

C'est une égale tromperie de vouloir passer pour' plus vertueux ou pour plus vicieux que Ton est. Cette aiTectation est criminelle, mais elle l'est plus dans une rencontre qne dans l'autre. Vouloir passer pour vertueux est une marque que l'on estime la vertu , et vouloir passer pour vicieux est une preuve que l'on fait gloire de l'emportement et du libertinage.

Ceux qui affectent d'être civils et obligeans à tout le monde se font partout des amis-, mais ceux qui le sont en tout temps et en tous lieux sans affecter de letre sont encore plus considérés, estimés et aimés.

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