LETTRE XIII
COHFItlIfBIVT GHRBTIEH ▲ MESSIXOmS DB RISMBS , fUK lA TR&R8LATIOH
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JUessieurs,
11 seroit difficile de réparer la perte que vous avez faite de votre sage et vertueux prélat. Tout ce que
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je puis faire , c'est de chercher les moyens de vous en consoler en vons renouvelant ses instructions , et suivant moi-^méme ses exemples. Il ne sera pas moins difficile de réparer la perte que je fais d'un peuple qui m'écoutoit et qui me croyoit-, qui ne reiusoit point de connoitre la vérité et de la suivre ; et qui , après avoir été ma joie par sa docilité et par son obéis* sance , devient aujourd'hui le sujet de ma douleur par la nécessité où je suis de m'en éloigner pour aller à vous. J'espère , messieurs, que vous me consolerez de cette séparation , en vous unissant à moi dé cœur et d'affection pour profiter des soins que je prendrai et des lumières que Dieu me donnera pour votre con^ duite. Je ne mets point ma confiance aux paroles d'une sagesse humaine, mais en la vertu et en l'efficace de la parole de Dieu , qui seule peut toucher les âmes. Sa providence m'appelle lorsque j'y pense le moins , et, si je l'ose dire , presque malgré moi dansf votre ville pour en être sans doute le consolateur et le père. Quel bonheur pour moi si je puis adoucir vos peines , éclairer vos esprits , gagner vos cœurs et porter le calme et la paix dans des consciences encore agitées ! Je vous prie d'assurer vos habitans , qui seront désormais mon peuple , que je n'ai d'autre intention que celle de leur procurer et le repos et le &alut ; qu'ils trouveront en moi un pasteur qui saura compatir à leur foiblesse ^ et que la douceur "de la charité dans mes discours et dans mes actions tempérera l'ardeur du zèle. Je me disposerai à partir d'ici dans quelque temps, et j'espère que vous con-
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noitrez que, si vous pouviez avoir de phis grands et de plas illustres prélats , vous n'en pouviez rencontrer un plus porté à vous aimer et à s'attacher à vous que moi y qui suis, messieurs , votre , etc.