LETTRE XXIII
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Vous voulez bien , monsieur , que je me rëjotiisse avec vous du mariage de mademoiselle votre nièce , et du plaisir que vous avez eu de lui donner votre sainte bénédiction. Je vous avoue que je vous ai porté quelque envie sur celte fonction, et que, si j*avois encore été à Paris , je me serois fait députer par la famille pour faire cette cérémonie ; et je me serois du moins réservé l'exhortation nuptiale pour moi. M. Tabbé de Villacerf , monsieur, agent du clergé, a bien voulu se charger de me faire transcrire les pro^ cès-verbaux du clergé qui n'ont pas été imprimés. 11 a fait le marché comme pour lui» et ce travail durera assez long^temps. Mais , comme il faut payer de temps eiî temps ceux qui travaillent à ces écritures à mesure qu'ils les avancent , je vo)is prie de vouloir bien leur fournir l'argent qui leur sera nécessaire , que je rendrai ici incontinent à M. votre frère ^ en compte de celui que vous lui devez envoyer. Il j a même un tome des procès-verbaux qui est rare , et qu'on ne trouve que difiîcilement imprimé, qu'on veut me vendre, que je vous prie aussi de vouloir payer, soit pour le livre, soit pour la reliure que Boyer mon relieur fera. Vous m'avez donné cette confiance. Je ne sais si je fais bien de m'en servir. Mais je sais gu'on
DE FLÉCHIKR. 3j
ne peut éire . plus sincèrement et plos parfaitement que je suis, monsieur, etc.
ANifffles, ce a8 janvier i6g6.