‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 20 sur 79 · VIEUX BROUILLON DE LETTRE · texte numérisé non relu

VIEUX BROUILLON DE LETTRE

Adieu ! J'ai peur d'aimer. (Juittons-nous ce soir nièuie. Je te ferais souflrir et tu me rendrais fou.

Ainsi qu'une coquette ôte un collier qu'elle aime, Je détache à regret tes bras blancs de mon cou.

Adieu ! L'Amour viendrait. Bornons-nous au caprice. Ne nous torturons pas des larmes du départ.

Adieu ! Mon cœur blessé saigne à sa cicatrice. J'ai tant soufïcrt, vois-tu, pour avoir foi trop lard.

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