‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 50 sur 79 · LA FORGE · texte numérisé non relu

LA FORGE

Mon cheval fauve est vite et sûr ; Sa crinière ondoie et rutile.

On dirait un astre, au ciel pur.

Qui file.

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ïlart^'.LaL il Ici [mil. ce Sôir, *j^iî'^"c i'tTï U'Di TlPllf^, ei pour raiisr^ Ad rr-an^ fali-p, nous inms viiir Ma rcise.

Ta ioT^e aux vieux murs omlira>.fs.

Ta fi'rge, pli-inf d"t'-liii0flli^s, Efl l'ien moins arderne que ses Prun-lles.

Ta vois, rouge fl Imtlant, ce tor Fondre et s'amollir sur IVncUim<\ Tel mon cœur fonJ, quand son ml clair S'allume.

f^f.ÈftE DE TSARDA *

11 esl lard. La tsarda penche sur l'onu son mur, Mais ne peut s'y mirer, tant la rivière est somlirp.

ne POÉSIES DIVERSES.

Le bac reste immobile, à la chaîne, dans l'ombre. Le monde se repose et le ciel est obscur.

Quel bruit dans la tsarda ! Chants et cris à la ronde. Le cymbalum irissonne et retentit sans fin.

c Eh ! rhôtesse ! Fleur d'or I Âpporte^nous du «rîn, Vieux comme mon aïeul et chaud comme ma blonde /

a: Allons, Tsigane! Ici tout de suite, et dansons! Que la danse me brûle à son ardente flamme !

Je veux perdre [en sautant mon argent et mon âme. Donc, tu vas nous jouer tes plus folles chansons. >

Mais on frappe à la vitre. — « Holà ! qu'on se dégrise ! C'est un vacarme affreux. Mon maître veut dormir. > — « Qu'il aille au diable !... Et toi, Tsigane,fais frémir Ton archet, fallût-il te donner ma chemise ! »

On frappe de nouveau. C'est un enfant. — c Pitié !...

Un peu plus bas !... Ma mère est malade... ma mère ! On fait: « Chut! > au Tsigane, on boille fond du verre, Et tous les gars s'en vont sur la pointe du pied.

POÈMES lACTir-S.

CHANSON POPCLAIBE

J'ai buf deux flacons dep-in vieui.

Dans/le village, au clair de lune, Je dansejei] diable furieux.

Un cruel souci m'importune.

Gai, gai, Tsigane 1 Un air joyeux, Sous la ienétre de ma brune.

La chère étoile, je l'aimais !...

L'étoile file et l'amour vole.

Elle aime un autre désormais.

Gai, Tsigane ! Une chanson folle, Afm qu'elle ignore à jamais Que sa fausseté me désole.

fin POÉSIES DIVERSES.

Le Ciel m'a dit : c Choisis ta mort; elle est prochaine. > J'ai répondu : c Seigneur... En automne, un jour pur, Devant les arbres d'or frissonnant dans Tazur... Et qu'un oiseau tardif chante encor dans un chêne !

c Ainsi que la nature à Tarrière-saison, Oh ! que je sente, avant qu'elle ne me saisisse. Venir tout doucement la mort, et que je puisse Chanter, comme l'oiseau, ma suprême chanson.

c Puis, quand sera venu le moment de me taire, Approche alors, et clos mes lèvres d'un baiser. Tendre et cher cœur sur qui j'ai pu me reposer. Mon adorée, 6 la plus belle sur la terre !

« Mais non! non !... Ce n'est pas. Seigneur, mon dernier vœu. Un beau jour de printemps, 'de guerre et de furie,

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