LA FORGE
Mon cheval fauve est vite et sûr ; Sa crinière ondoie et rutile.
On dirait un astre, au ciel pur.
Qui file.
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ïlart^'.LaL il Ici [mil. ce Sôir, *j^iî'^"c i'tTï U'Di TlPllf^, ei pour raiisr^ Ad rr-an^ fali-p, nous inms viiir Ma rcise.
Ta ioT^e aux vieux murs omlira>.fs.
Ta fi'rge, pli-inf d"t'-liii0flli^s, Efl l'ien moins arderne que ses Prun-lles.
Ta vois, rouge fl Imtlant, ce tor Fondre et s'amollir sur IVncUim<\ Tel mon cœur fonJ, quand son ml clair S'allume.
f^f.ÈftE DE TSARDA *
11 esl lard. La tsarda penche sur l'onu son mur, Mais ne peut s'y mirer, tant la rivière est somlirp.
ne POÉSIES DIVERSES.
Le bac reste immobile, à la chaîne, dans l'ombre. Le monde se repose et le ciel est obscur.
Quel bruit dans la tsarda ! Chants et cris à la ronde. Le cymbalum irissonne et retentit sans fin.
c Eh ! rhôtesse ! Fleur d'or I Âpporte^nous du «rîn, Vieux comme mon aïeul et chaud comme ma blonde /
a: Allons, Tsigane! Ici tout de suite, et dansons! Que la danse me brûle à son ardente flamme !
Je veux perdre [en sautant mon argent et mon âme. Donc, tu vas nous jouer tes plus folles chansons. >
Mais on frappe à la vitre. — « Holà ! qu'on se dégrise ! C'est un vacarme affreux. Mon maître veut dormir. > — « Qu'il aille au diable !... Et toi, Tsigane,fais frémir Ton archet, fallût-il te donner ma chemise ! »
On frappe de nouveau. C'est un enfant. — c Pitié !...
Un peu plus bas !... Ma mère est malade... ma mère ! On fait: « Chut! > au Tsigane, on boille fond du verre, Et tous les gars s'en vont sur la pointe du pied.
POÈMES lACTir-S.
CHANSON POPCLAIBE
J'ai buf deux flacons dep-in vieui.
Dans/le village, au clair de lune, Je dansejei] diable furieux.
Un cruel souci m'importune.
Gai, gai, Tsigane 1 Un air joyeux, Sous la ienétre de ma brune.
La chère étoile, je l'aimais !...
L'étoile file et l'amour vole.
Elle aime un autre désormais.
Gai, Tsigane ! Une chanson folle, Afm qu'elle ignore à jamais Que sa fausseté me désole.
fin POÉSIES DIVERSES.
Le Ciel m'a dit : c Choisis ta mort; elle est prochaine. > J'ai répondu : c Seigneur... En automne, un jour pur, Devant les arbres d'or frissonnant dans Tazur... Et qu'un oiseau tardif chante encor dans un chêne !
c Ainsi que la nature à Tarrière-saison, Oh ! que je sente, avant qu'elle ne me saisisse. Venir tout doucement la mort, et que je puisse Chanter, comme l'oiseau, ma suprême chanson.
c Puis, quand sera venu le moment de me taire, Approche alors, et clos mes lèvres d'un baiser. Tendre et cher cœur sur qui j'ai pu me reposer. Mon adorée, 6 la plus belle sur la terre !
« Mais non! non !... Ce n'est pas. Seigneur, mon dernier vœu. Un beau jour de printemps, 'de guerre et de furie,