RÉCIT
- Tu dois te souvenir que, vers Tunnée 1827, je te conduisis à un bal rue Sainl-Lazare, oiT lu remarquas comme Irès-ridicule un petit tableau vivant, que, moi, je soutenais être ravissant. Dans nn angle du salon, sur une de ces dtroitcs causeuses qu’on nommait alors un téte-à-tètc, il y avait quatre petites têtes d’anges que lu appelas -grossièrement une potée d’enfants. C’étaient les quatre filles de madame de Mandres, alors très-belle, très-brillante et Irès-courtiséc. Elle mettait à s’entourer de sa jeune famille une C0(|uellCTie ([ue je prenais pour de l’amour maternel. Tu dansas à ce bal, car tu dansais alors, heureux temps 1 et tu ne t’occupas plus alors de madame de Mandres. Eh bien ! c’est elle que tu viens de voir avec ses quatre filles, et (pii s’i'st fait annoncer tout à l’iieuie sous le nom de madajne Malabry.
le dois d’abord te qu’est madame de Mandres, et je
l’expliquerài ensuite c^’qu’cst madame Malabry.
Lorsque madembiselle Clara Sellerin épousa M. de Mandres, elle n’èlaitpas autre chost! qu’une belle fille à marier, ayant 100,000 fr. de dot, touchant du piano, clmiitonnanl des' 'iSïPcturiies de Blangini, — te souviens-tu de Blangini? — et , , toute disposée à être ce que la ferait son mari. Le premier qu’elle, rencouti^ en fit une bonne et charmante femme. M. de Mandres était comeifigi- à la cour royale ; et comme je ^ me trouvais son cousrSç (juoifiue d’assez loin, je lui avais été recommandé par mon iière, et» il prenait à moi assez d'inlé- • rèt pour (pie, s’il eût vécur'fe fusse probablement entré dans la magistrature, .l’étais donc admis dans rinlimilé (h; la famille, et, malgré moi, madame de. Mandres me faisait rêver souvent. Mais je ne sais lequel d’entre vous, par nue trahi- ■* son insigue, lui glissa dans l’ofeille mon nom de Truciudor; et depuis ce teinps-là inadamede Mandres ne'ipouvait me voir sans me rire au nez.
Dieu sait combien de nuits sans sommeil cet impertinent
i LES QUATRE SOEUnS.
sobriquet m’a coûté ; mais je vous le pardonne, car il m’a sauvé de bien des dangers.
11 m’a d’abord empéclié de devenir tout a l'ait fou d’amour pour madame de Mandres, attendu que personne, en étant dûment averti, ne se soucie de dcveilir beaucoup plus ridicule que la nature ne l’a fait.
Je m’étais donc éloigné peu à peu de la maison de mon protecteur, ce qui me fut imputé par mon père à mauvaise conduite, lorsque j’appris qu’il était tombé malade en sortant de la cérémonie du 21 janvier, et qu'il était à toute extrémité. Tu dois te souvenir combien cette journée fut fatale à la magistrature, et ciu’en l’année 1826, M. de Marcliangy, avocat-général, M. Robert de Saint-Vincent et l’illustre Biillat-Savarin ne purent résister à l’intensité du froid et moururent au bout de quelques jours. Tel fut le sort de M. de Mandres.
11 mourut bien", c’esl-à-ilire tpTil fit tout ce que peut un homme pour protéger, après lui, les êtres qu’il aimait et qu’il quittait avec regret.
Outre sa dot, il laissa à sa femme un douaire de six mille livres de rente, et partagea le reste de sa fortune entre ses filles, do manière à leur assureij à cliacoue une dot de 8 ), 000 francs. Comme il n’avait auÂmê laisou de douter de la tendresse ni des bonnes intentions <le sa femme, il ne lui enleva point la tutelle de ses enfants ; mais, connaissant son inexpérience des all'aires. il désigna un de ses collègues comme sul)rogé-tnfcur, et, croyant avoir (tpjut réglé conve^ nable.ment pour l’avenir, il inhurul en me disant: '
« Vous serez déjà un liomme jiosé quand hues fdles sCrdntJL encore bien jeunes ; restez leur ami, je vous en prie
Je le lui promis, et je redevins très-assidu chez madame'^ de Mandres. Prétendre que nacs visites’ furent exemptes du * vague espoir d’étre mieux accifeilli que je ne l’avais été autrefois, ce serait me parer d’une modestie que l’expérience a été bien lente à me donner: mais le temps de deuil était ». à peine écoulé, que je m’aperçus de la folie de mes espérances et reconnus que j’avais moi-méme introduit dans la maison celui qui devait bientôt m’en ezvclure. C’était à peu près à l’époque oii je te conduisis à ce fameux bal. Ce bal, en effet, avait été le sujet d'une très-grande contestation. Je
LES QUATRE SCEURS.
m’étais formellement déclaré contre cette fête, tandis que mon ami, à qui je ne soupçonnais pas le droit d’avoir une opinion sur ce que devait faire madame de Mandres, parla pour la fête, conseilla la fête et l’emporta pour ainsi dire d’autorité.
J’avais alors vingt-si:v ans, et dans ce tcmps-là on était encore jeune à vingt-six ans, et un homme de trente-huit ans me paraissait déjà être bien vieux pour inspirer de l’amour. J’étais, d’ailleurs, bien rassuré parles défauts de mon ami; d’abord, il était encore plus laid que moi; seulement’ je n’avais pas fait attention que sa laideur, au lieu de donner envie de rire, pouvait inspirer une sorte d’effroi.
D’un autre côté, j’étais doux et complaisant, et il était brusque et fort occupé de lui seul ; dans toutes les occasions je pliais mes opinions aux idées et même aux caprices de madame de Mandres, et mon ami était o])iniàtre, absolu, et ne cédait à personne. Pour moi, aimer, c’était respecter une femme et croire en elle ; pour lui, aimer, c’était être dupe quand on n’était pas audacieux; il le disait, elle l’entendait, et je Le doutais pas de la jiréiérence (pi’elle devait accorder à ma théorie sur celle, Malabry. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’il y a di's"l^:'îmes (jui aiment les hommes qui leur font peur; qui, par une ccrUiine disposition de leur nature faible, méprisent les espiits qui leur obéissent et esti- . ment ceux qui leur commandent, et (pi’en fait d’amour la plupart des femmes laissent prendre et ne savent pas donner. •
La discussion relative au bal commença par éveiller mon attention, et peu de temps après, j’entendis murmurer autour de moi (jue tout se préparait pour le mariage ‘de madame de Mandres et de M. Malabry. En cette occasion, je fus héroique; je ne pensai pas du tout à moi; j’imposai silence à ma douleur et je ne fus, ou plutôt je ne me crus alarmé que pour madame de Mandres.
Non-seulement j’étais novice en fait d’amour, mais je l’étais encore plus en fait de monde. J’avais toujours eu une assez mauvaise opinion de Malabry ; mais d’abord elle n’était basée que sur une intime conviction résultant d’une foule de petits incidents où j’avais cru remarquer en lui un manque de délicatesse caché sous un air de dédain et d’oubli, et une
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marclie ténél)reuÿe dans tout ce ([ii’il l'ai^ail. Aux yeux du ■ inonde, Malahry dlait un prenncr clerc t!e notaire loiT lialiile, et à (jui il iic nnuH)uail (|u’une reiiiine et une dot pour devenir titulaire de l’étiule de son patron ; mais moi, (jui avais vécu avec lui, ce ipic vous appelez, eu termes de coulisse, derrière le rideau, je l avais vu dans maintes occasions risquer et i»erdre au jeu des sommes qui eussent dérangé une l'oiiuue plus solidement assise (pie la sienne. Je l’avais secoui ii en maintes circonstances, et (pioiqu'il ne me parliU point de me rendre mou argent, je ne le soupçonnais (pie d’un peu d’imprudence, lorsqu’une circonstance assez grave, et (jiii se ])assa à jieu près à l’épotiue du fameux bal, (Lmiia une consistance tro]i certaine, à mes soupçons.
Le jiatron de Malahry était le notaire de mon père, et celui-ci me chargea de lui faire la remise d’une somme assez lég 're pour que je n’y lisse pas grande attention ; il s’agissait de mille (“cus.Je remis à .Malaliry une lettre de change endossée en blanc ]iar mon iHU'e, jiour (pie son patron la fil loucher à ('chèance el en porlàlle moiilanl à notre compte.
Je ne pensais plus à celle alVaire lorsque je reçus, un mois après, une leltre fulmiiiaiite de mou père, anuoiu'aiit que la lettre de change n’avail pas èlé jwyéc à échéance, et (pi’on la lui avait retournée avec frais.
Voici ce qui était arrivé ;
Malahry avait gardé |)ar devers lui la lettre de change, l’avait escomptée el s'élait servi des fonds.
Si la lettre de change avait été iiayée, le notaire seul efit sans doute appris l’abiis de conüance de son maitre-clerc, et j’ai tout lieu de croire, d’après ce iiui arriva, (jne cela fût demeuré secret entre eux.
Kn etfet, dès (lue le notaire fut averti par mon père de ce qui s’était passé, les escompteurs furent rcmbom’sés, et le notaire essaya de jiallier la conduite de son maitre-clerc par des raisons qui éveillèrent rallention de mon père : dès lors nous acquîmes la certitude ipie le patron de Malahry était dans une mauvaise position lîout celui-ci avait le secret, ce qui expliquait à la fois rindiilgence du patron et les dépenses de Malabry. Je sayais cela depuis quelque temps, mais je ne l’avais, appris cependant (j^ue lorsque Malabry était déjà au mieux chez M‘“' de .Mandres,
LES QUATllE SOîUKS.
Mon p(M'C, qui voulait retirer des mains de son notairee d sommes assez considéraljles, m’avait l'eeonnnandd le secret sur cette alTairc, et lui-nuHne, tout en redemandant ses fonds, n’avait pas paru un instant douter de la solvabilité du dépositaire.
J’étais donc fort embarrassé vis-à-vis de de Mandres : un avis direct eût été sans doute accueilli comme une honteuse calomnie d’un rival désappointé. Je me résolus donc à une démarche que je crus tout à fait héroïque, comme je l’ai dit.
J’allai chez le magistrat qui était le subrogé-tuteur des enfants de M'"* de Mandres, cl là je filai une scène véritablement solennelle. Je débutai par le récit de la mort de M. de Mandres ; je le montrai à sa dernière heure, me confiant, pour ainsi dire,. une surveillance et presque une tutelle morale sur l’avenir de ses filles; et aloi-s, par une habile transition, j’arrivai à dire à l’honorable magistrat que je croyais cet avenir compromis par l’alliance qu’allait contracter M'"' de Mandres. , *
Tout autre que moi eût été suffisamment averti qu’il faisait . une sottise, en voyant l’air de dédain et de mécontcutemenl hautain qui accueillit cette déclaration ; mais j’agissais d’enthousiasme, c’est-à-dire ([ue j’étais un niais. L’n niais, entends-tu? Car on est un niais tant {[u’en croit à la spontanéité d’une confiance réclamée avec franchise.
Je m’imaginais cpie cet homme, grave et probe, à qui je parlais, devait, à la fin de ma confidence, me tendre la main en me disant ; « Vous êtes un galant homme, et je vous remercie. » Mais, au lieu de cela, et lorsque j’eus Uni ma période par une phrase d’appel à l’honneur et à la discrétion de celui dont je sollicitais le concours, je reçus pour toute réponse un sourire important, accompagnant ces quatre mots :
« Je m’attendais à tout ce que vous venez de me dire. »
— Uuoi! lui dis-je, vous saviez déjà tout cela?
— Je savais que vous viendriez me le dire.
Cette seconde réponse me déconcerta; le rouge me monau visage, et je compris assez vile que j’avais été prévenu par Malabry. Cependant cette idée ne m’arriva pas d’une façon assez nette et assez certaine pour l’attaquer sur le coup.
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Je balbutiai, je demandai l’explication de celte phrase, et le conseiller, à ma grande indignation, ([u’il prit pour une confusion honteuse, me lit une petite leçon de morale sur les dénonciations calomnieuses, que ma jeunesse et l’extravagance de ma pa.ssioii pouvaient excuser, mais (jui méritaient plus qu’une lemgntrance paternelle si elles se renouvelaient.
11 est une chose ipie je ne savais pas alors : c’est que lorsqu’un homme se trouve en face d’un autre qui semble douter de la vérité de ses paroles, et auquel ou ne peut demander raison de sa déliance, la seule chose (pi’il ait à faire, c’est de se taire et de se retirer.
J'ignorais que toutes U's jii'üleslatiohs agissent, en ce cas, comme le marU'aii sur le coin, et assurent dans ci/Uiins csjuits la prévention qu’une retraite digne eût ébranlée.
Mon père me dit à ce sujet nue phrase que je trouve admirable, ([uoiqu’ellc ne soit pas écrite :
« Attester la véiité par serment, c’est la dégrader. « A ce sujet, mon père me dit aussi que j'étais un giaïul sot de m'imai- ner que Malahry, qui s’entendait si bien aux atïaires, n’eùt pas mis dès longtemps le subrogé-tuteur dans ses intérêts.
Le cas de second mariage n’ est-il pas une causé de retrait de tutelle pour une femme, et Ma ahry était-il assez maladroit pour ne pas avoir gagné, fasciné, endormi l’homme qui semblait naturellement appelé à provoriuer une pareille mesure, si M»'» de Mandres eiit contracté luie union dangereuse ?
Je te dis les sages réllexions de mon père, parce que, dès }e lendemain de mon entrevue avec le conseiller à la cour, je quittai Paris, où rien ne me retenait, pour aller m’enfermer dans le château de mon père avec mon éternel désespoir.
Aujourd’hui je dois reconnaître que cette profonde douleur se ffit calmée trop vite pour l’honneur des passions durables, si mon père avait voulu accepter, seulement pendant un mois, mes promenades solitaires, mes vagues distractions, mes cheveux en désordre et mes regards incertains; mais dès le lendemain il trouva cela parfaitement ridicule.
Je fus blessé et ne voulus pas en avoir le démenti.
Je m’attachai avec obstination à mon chagrin. Mon père s’entêta à sa raillerie.. U me reprochait ma mine colorée : je
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me mis à la diète pour me pâlir, et je n’y gagnai que des maux d’estomac. Tous les jours il me disait d’un air narquois :
— Je suis passé ce matin près de ta chambre, tu ronflais horriblement.
Je pris du café avec fureur pour me procurer des insomnies, et je réussis assez à me rendre malade pour me donner un air désolé.
Je sortis vainqueur de cette lutte; mon père s’alarma sérieusement du dépérissement de ma santé et chercha un nouveau remède à la passion qui me consumait.
Ce remède ne m’étonna point : je m’y attendais, et j’avais préparé à ce sujet des effets de surprise et de stupéfaction douloureuse qui devaient rehausser singulièrement ma sensibilité aux yeux de mon père. Or, le jour où il m’annonça très-directement q\Til songeait à me marier, je pris vis-à-vis de mon père un air si renversé, si épouvanté, si effrayé, qu’il commença à douter de la solidité de ma raison.
11 faut te dire^qu’à force de diètc-et de café, j’avais si bien fait et j’étais devenu tellement débile et nerveux, que je me laissais gagner même par les émotions que je m’infligeais, et qu’ayant voulu simuler à cette occasion une attaque de nerfs, j’arrivai à en éprouver une si réelle et si violente que de mon côU* je commençai à avoir peur de ma sensibilité-.
Mon père se décida à me faire voyager, et je restai trois ans absent.
A mou retour, je vis dans notre société de Caen la femme qui m’avait été destinée.
Elle était cent fois plus jolie que madame de Mandres, bonne, douce, avenante et heureuse avec un mari qui ne me valait pas. Je reconnus la sottise de mes comédies, et je pris le parti d’étre plus raisonnable. Je m’associai aux travaux agricoles de mon père ; je soignai ses pâturages; je cherchai de nouveaux moyens d’irrigation; j’engraissai des bestiaux.
Je mis encore là un peu de mon caractère, et les bœufs gras de M. .Cornet m’ont souvent empêché de dormir ; mais enfin j’étais déjà un homme raisonnable, estimé, maître d’une assez belle fortune, puisque j’avais eu le malheur de perdre mon père, lorsqu’on 1837 je me retrouvai en face de la famille de Mandres.
Voici coœment;
Je commençais à trouver ma vie de prarçon fort ennuyeuse, et je soiifieais, à part moi, qu’il <^tait temps de me marier. J’tHais donc arrivé à Paris dans riuteiition ify trouver tine femme. Au premier coup d’ieil, rien ne semble plus béte (pi’uti provincial qui va cliercberniie femme à Paris, lorsrpi’ü a autour de lui des jeunes filles dont il connaît la fortune, les antécédents et les relations. Au dire de certaines f.a'iis qui s’emparent de la i)remiére sottise venue po\ir en faire un texte de déclamation édifiante, c'est cette ])ropcnsion à se fournir à Paris de meubles, d’idées et de femmes, qui amène la jilupart des accidents immoraux dont la ]trovince frémit. Je ne suis iioint de cet avis, et c'e.st précisément juirco que je connaissais les relations et les antécédents des jeunes perj» sonnes à qui j’aurais pu m’adresser ipie je résolus à venir ici.
Je n’ifrnorars pas ceiiendaut le daufrer réel qu’il peut y avoir à enlever un jeune fille \uix habitudes dt* la vie parisienne pour l’implanter tout à coup dans les mœurs limousines, bourfriiifrnqnnes ou iionnandes; mais je savais encore mieux ce (|ue c’est ipie li‘ voisinage des beaux-pères, des belles-méres, des beaux-fréres, des belles-sœurs, de toute cette alliance, enlin, à (pii on n’a iirobaliloment attribué ce bel adjectif que pour eu dissimuler la laideur; et j’avais calculé qu’en prenant femme dans In ca]iitale, pour l’emmener tout de suite dans ma jirovince, je n’aurais au moins qu’un ennemi à combattre dans mon ménage. Malgré mon commerce (le Jimufs, j’avius gardé à Paris (pielques connaissances qui louchaient au monde élégant, et dés mon arrivée je me présentai dans deux ou trois maisons qui pa,ssaient pour recevoir a.«sez bonne compagnie. J’étais toujours assez laid pour , ipi’on s’iiiformAt de moi, surtout avec la manie que j’avais (le danser et d’inviter les plus jeunes et les plus jolies personnes des soirées oii je me trouvais. H fallut (piehpie temps pour qu’on sét que j’étais un bouvier normand, riche de trente mille livres de rente, et à qui il manquait une épouse Les mères de famille qui le savaient, giudaicnt volontiers ce