ACTE I, SCfcNE VIL ïo
GRUCHET.
Certainement ! Et elle n'eu sera pas moins la femme d'un idiot, qui rougira de son beau-père.
ROUSSELIN
Oh! je leur crois des sentiments...
Mais si je vous apprenais qu'ils en font déjà des gorges chaudes?
ROUSSELIN
Qui vous l'a dit?
GRUCHEI.-
Félicité, ma bonne. Les domestiques, entre eux, vous savez, se racontent les propos de leurs maîtres.
ROUSSELIN
Quel propos? lequel?
GRUCHET.
Leur cuisinière les a entendus qui causaient de ce mariage mystérieusement; et, comme la comtesse avait des craintes, le comte a répondu, en parlant de vous: € Bah! il en sera trop honoré! »
ROUSSELIN
Ah! ils m'honorent !
GRUCHET.
Ils croient la chose presque arrangée !
ROUSSELIN
Ah ! non, Dieu merci !
GRUCHET.
Us sont môme tellement sûrs de leur fait, que tout à riieure, devant ces dames, Onésime prenait un petit air fat !
Voyez-vous !
GRUCHET.
Un peu plus, j'ai cru qu'il allait la tutoyer !
PIERRE, annonçant.
M. le comte de Bouvigny!
GRUCHET.
Ah! — Je me retire! Adieu, Rousselin! N'oubliez
pas ce .que je vous ai dit ! (H passe devant Bouvigny, lo chapeau sur la tôtc, — tout doux échangent un regard de haine, — puis lui montre
le poing par derrière.) Jc tc réscrvc uu plat dc mou métier, à toi!