‹ OEuvres complètes de H. Rigault. Précédées d'une notice biographique et littéraireChapitre 37 sur 183 · OÏL · texte numérisé non relu

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sel ne doit pas être cherchée dans les temps proches de sa naissance, mais dans ceux qui en sont les plus éloignés? Ceux que nous appelons anciens étaient véritablement nouveaux en toutes choses et formaient l'enfance des hommes proprement; et comme nous avons joint à leurs connaissances l'expérience des siècles qui les ont suivis, c'est en nous que l'on peut trouver cette antiquité que nous révérons dans les autres ^ ■»

A la fin du xvn* siècle, Fontenelle et Perrault reprendront cette idée, non des mains de Pascal (le morceau que je viens de citer ne leur fut pas connu"), mais de celles des cartésiens, leurs prédécesseurs véritables. J'ai suivi le cours de l'idée depuis Bacon, à travers l'école cartésienne, pour marquer l'influence du cartésianisme sur la querelle des anciens et des modernes. Cette influence est à la fois philosophique et littéraire ; elle s'étend aux deux points de vue de la question : le point de vue dogmatique, et le point de vue critique, en d'autres termes l'idée du progrès, que Perrault développe à la suite des cartésiens, et la comparaison des écrivains modernes avec les anciens, pour lesquels il a le même dédain que l'école de Descartes. Ces deux questions ne se présenteront pas toujours réunies dans les écrivains qui ont pris part à la querelle. Un grand nombre n'ont pas aperçu la question philosophique du progrès, et se sont bornés à la question de critique littéraire. Mais il importe d'en remarquer la connexité avant qu'elles se divisent, et de montrer dans le cartésianisme l'origine de toutes les deux'.

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