I.E TRÉSOR DE FÉLIX ROOR-ECK
Quatre ou cinq jeimcs gens se présentèrent. (Page 78.)
au sol, et paraissait tout à fait absorbée dans ses j réflexions. Je lui demandni si elle se sentait ' fatiguée, et si elle n'aimait pas mieux retourner à la maison. Dans ce cas, ses amies pouvaient rester au bal; je viendrais les cherclier au bout d'une couple d'beures.
Emma, s'éveillant de ses pensées avec un gai sourire, me répondit qu'elle s'amusait parfaitement, et qu'elle n'avait aucune envie de quitter une fête aussi animée. Elle était bien un peu fatiguée, mais je ne devais pas y faire attention; cela se passerait en dansant.
En effet, quand son tour fut venu et que Victor s'inclina respeclueusement devant elle, elle se leva d'un bond, lui prit le bras, et le suivit à la danse avec une joie évidente.
Mais la môme rêverie la reprit dès que Victor, après l'avoir ramenée à son banc, se fut éloigné de nous. Je comprenais bien que ma fdle, après un si
violent exercice, eût peu d'envie de causer; elle était fatiguée et hors d'haleine.
Adèle fut invitée à danser par le « Roi » de la société; il usait de son droit; elle ne pouvait pas le refuser. Petit à petit les jeunes gensdeVisseghem s'étaient enhardis, et ils se pressaient maintenant autour de Julie et de ma fille pour prendre rang. Un de ceux-ci qui tâchait de se faire remarquer par Emma plus que les autres, et qui lui adressait des compliments chaque fois qu'il.en trouvait l'occasion, c'était Théodore, le fils aîné du brasseur, un jeune homme qui avait fait ses études et qui se présentait très convenablement. Ses hommages ne paraissaient pas être désagréables à Emma, et comme elle lui répondait toujours avec une affabilité toute particulière, je commenrai à croire que le jeune brasseur pouvait bien avoir fait un peu d'impression sur son cœur.
Théodore conduisit ma filieà la danse. Julie les