‹ [Œuvres complètes de Henri Conscience (volume 2)Chapitre 63 sur 115 · AMOUR IMPOSSIBLE · texte numérisé non relu

AMOUR IMPOSSIBLE

Les premières lueurs de l'auhe matinale se montraient à l'orient, lorsque Wilfried fut tiré de son profond sommeil par un bruit de chevaux qui piaffaient dans la cour du château.

Il se souvint que les vieux chevaliers devaient partir avant le jour. Sans doute sir Gonthier de Rotsburg était encore au lit.

Comme il faisait encore presque nuit, et que le jeune homme se sentait très fatigué, il tourna la

tête sur l'oreiller et essaya de dormir; mais il ne put y réussir, car il songeait involontairement à son affreuse siluation et aux circonstances plus menaçantes que jamais que lui avait rappelées la soirée de la veille.

11 se leva, s'habilla, el se laissa tomber tout pensif sur une chaise près du chevet de son lit. Qu'aval. -il donc rêvé pendant son sommeil? Le souvenir n'en était pas bien présent à son esprit; ce qu'il savait bien, c''îst que durant toute la nuit il avait vu la douce image de Basilissa qui lui souriait. Pourquoi le simple souvenir de ce sourire, qui n'était qu'une illusion de ses rêves, lui causaitil tant d'émotion? était-ce de l'ainour? .Mais il n'avait vu la jeune lille que pendant quelques instants. Dans sa simplicité enfantine, elle avait voulu honorer le chanteur dont le talenll'avait charmée, et elle lui avait témoigné de l'amitié. Elle ne pouvait éprouver de la sympathie pour un homme

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