I.E FII.S nu BOURREAU
Il se défendit bravement. (Page i.)
Dieu. Tandis que l'or éclatant des chasubles et des étoles attirail les yeux des spectateurs sur le prêtre et le sanctuaire, un chant majestueux et grave de voix d'hommes vint ajouter à l'émotion générale. En cet instant il ne se trouva pas un seul cœur dans la foule qui n'oubliât sa demeure terrestre pour s'élever en imagination vers la demeure de Dieu.
Cependant, le pauvre Gérard était assis de nouveau auprès du lit de son vieux père, silencieux, les bras croisés sur la poitrine, affaissé sur luimême comme un homme dont les muscles ont perdu toute élasticité. Les tourments de l'àme avaient rendu son système nerveux tellement irritable, que le moindre bruit le faisait tressaillir, et chaque fois que la cloche de Saint-Jacques annonçait une heure de plus, une froide sueur perlait sur son front, et ses cheveux se dressaient sur sa tête.
Deux heures après midi sonnèrent, et la même agitation vint saisir le souffrant Gérard pour la sixième ou la septième fois.
— Aie du courage, mon pauvre fils, dit le père ; partage avec moi tes angoisses : peut-être mes paroles t'apporteront-elles quelque consolation. Il y a si longtemps que tu es assis là sans parler!
Gérard posa la main de son père sur son cœur souffrant et le pressa d'une étreinte frémissante; il comprit à l'accent de son père que son silence le peinait. Il répondit d'une voix sourde et altérée :
— Mon père, je mesure la distance (|ui me sépare de l'éternelle infamie. Encore quatre heures, ot je serai une créature maudite et réprouvée; j'aurai trempé mes mains dans le sang de mon prochain. Epouvantable certitude! Le chemin de la vie sera alors irrévocablement fermé derrière moi^.. Il ne m'est plus possible de reculer; il faut marcher en avant, sans regarder autour de moi,
LE FlhS DU nOlRIlEAU.
il.iii-; la voi(^ d'omiroliro ol d'i.mio iiiiiic ; cl si un «■'In' roin|)ali.s<a"!l, — une ffiniiu*, ù Liiia! Lma! — me Il'ikI la main, je saurai que jf uc puis la serrer que d'une main qu'aura sduillée le sang linmainîMon nëre,je ne puis \(tu:; ex|iiimer ce que je ressens;je suis hors de moi. Faut-il vousle dire?Oli! oui, cela vous donnera la mesure de mes souiïrances : cette nuit, j'ai porté la main sur un couteau avec riiilentioii de m'ôler la v'e! Mais il m'a semblé que voire main me retenait avec force. J'ai peiisr a la tristesse que vous eût causée ma mort, et j'ai pleuré jusqu'à ce que le couiea^i eùl échappé à me> doigts délailiaiits.
Taudis (jue sou (ils parlait ainsi, la terreur s'était peinte sur la lace amaigrie du vieux bourreau ; deux larmes coulèrent sur ses joues, et il était l'.icile de V(»irà l'expression de sa pliysioudinic qu'un sinistre pressentiment l'oppressait.
— Mou fils, s'écria-t-il d'une voix supjjlianle, mon fils, vois la douleur de Ion vieux père; song; nmdiifu doivcnl le l'aire souffrir des paroles comme celles (|iie lu viens de prmioncer. Sais-tu bien, ('ii'rard,que lu m'annonces la mort certaine'.' Saistu que tu me dis : « Ce soir, mon corps sera mis eu pièces par une multitude furieuse, et vous, mon père, vous ne relrcnivere/ plus mes membres épars sur le champ (\o<. supplices, car je serai brisé, écarlelé, déchiré, et mon cadavre sera foulé aux j)ieds |iar le peuple! » Sais-tu, cruel fis, que les paroles renferuienl celte linrrible prédiction?
— Oui, je le sais, répondit Gérard avec un calme >i elfrayant (|ue le vieu\ père en trendtla de Ions ses membres.
(Juel affreux secret ne venai'-il pas de di'-couvrir dans le ca-nr de son fils!
Avec un pénible effort, il se souleva à demi dans srm lit, et, attirant S'ui fils vers lui, il passa ses deux bras autour du cou et l'embrassa en versant un torrent de laruies.
— 0 Gérard! s'écria-t-il, je te comprends; lu veux mourir! Tu prends plaisir à celle cricninelle pensée, à cet épouvantable rêve!Viclime v(donlaire, tu vas l'abandrjiiner à la rage de la multitude... Et moi, miu vieux et malade, je resterai seul au mcuide? Tu me laisseras en |irnie à ma douleur! Tu n'as sans d«nile pas song/- a lacrnelliingratitude de ton projet, (iérard'.'
Ges plaintes produisirent sur le jeune homme une impression surprenante; il Iremidail comme le coupable au(|uel on impute à juste litre un crime affreux et infâme.
— Mon père, dit-il, pardounc/-tnoi, je C(tmprends mon devoir. Oui, il faut cpie je vive! Eh bien, je monterai courageusement à l'érhariud... Qie tout l'opprobre, que toute l'ignominie que
peut snpporCr un homme tombe sur moi, et je tiendrai léle à la haine et û la réprobation! Je ne crains plus rien mainlenani : prôt à donner le coup uKu'tel avec indifTérence, je tremperai mes mains dans le sang de mes frètes sans qu'un seuiimenl d'horreur s'élève eu moi. C'est dit. — Ils l'ont voulu! Ne pleurez plus, mon père, votre fils sera bourreau, — et avec un cœur de bourreau.
C'était à sept heures du s<dr (|ue le pêcheur Ilerman devait être? e\éculé; on avait dilTéré le supplice jusqu'à celte heure à cause des réjouissances populaires (|iii avaient eu lieu ce jour-là.
Longtemps avani l'inslant fixé on voyait déjà des groupes nombreux s'acheminer par la porte Suinf- Joiis vers le lieu du sujijdice, pour assister au sanglant spectacle. Il n'est rien qui allèche la curiosité populaire comme la promesse de voir rtui- 1er de l'échafaud une léle grimaçante, tandis (|ue des flots de sang teignent le std d'une rougeur fumante. Quel affreux plaisir! quelle horrible curiosité que celle (|ui se complaît à assister à l'aneanlissemenl de l'hotnmc!
La nouvelle de la décapitation prochaine fait tressaillir de joie bien des gens par avance : ils iront voir! Arrivés là, ils sont péniblement alTeclés; ils témoignent de la pitié pour le condamné. l'our(iiioi? pour dissimuler devant les autres et devant eux-mêmes leur odieuse nature, car ils seiilenf aussi la cruauté qui se cache sous leur inlàme curiosité.
Le champ du snp|dice même était aus.si couvei'l de|ieiip|e; des femmes de toute condition et de loul àire s'y trouvaient avec leurs filles et leurs fils; et le vieillard caduc, (|ue tout autre motif n'eût pas arraché du coin du foyer, a consumé ses dernières forces pour porter encore une fcu's ses membres raidis au |)ie(l de l'échafaud et assister an sanglant spectacle d'une décollation. C'était un douloureux aspect que celui de la foule, riant et plaisantant, ptnir abréger l'atleiite, tandis <|u'au-iles«;us des tètes, gibets, |i(dences et roues étalaient des squelettes dt'pouillés et des cadavres à denii-decoinpo*Ji'S.
Au milieu de la foule et tout près de liThafaud se tenait Lina ; son cmir battait bien fort dans sa poitrine oppressée, et peut-être se fûl-elle mise à pleurer malgré les curieux qui l'entouraient si elle ne fût venue pcuir donner du courage à Gi-rard, et si elle n'eut senti que ce n'était pas par des larmes (|ii'elle pouvait atteindre son but. Son frère Frans était a ciMé- d'elle, proprement vêtu, un large chapeau sur la tète, un man-
LE FILS 1)1! IJOIiniîKAU.
Icau brun sur les épaules, coninie en portaient la [tlupart des hourj^eois do celle l'iioquc. Liiia lui avait l'ail pari de la leri'ijjle situation dans laiinellc se trouvait Gérard, et le jeune menuisier, mù par celte générosité un peu brutale ([ui lui élail propre, avait solennellement juré de casser la tète au premier (pii lancerait une pierre au jeune bourreau s'il élail vrai que la chose dut arriver. Comme il était déjà tard et qu'il faisait une demiobscurité, les valets du bourreau s'occupaient activement de tout préparer sur l'échafaud; on n'attendit plus longtemps, car, en cet instant même, la l'atale charrette fendit la foule, et son approche fut annoncée par un murmure immense et universel. Le condamné Hcinian, vêtu de toile noire, était as^is avec un prêtre sur l'arrièie de la voiture. Gérard, armé du grand glaive de I;i justice, se tenait avec son valet sur Tavant-lrair. Il eût été impossible de dire ce qui se passait dans le cœur du j.nine bourreau, car son visaj^e était impassible; il tenait les yeux baissés et ne regardait pas le peuple. En vérité, si le glaive ne l'eût fait reconnaître, on n'eut pu dire lequel de lui ou de llcrman était le condamné; ce qu'on ]>ouvait regarder comme certain, c'est que Géraid ressentait plus de confusion et de tristesse que celui (jn'il devait exécuter. Le jeune homme, égaré, monta sur l'échafaud sans le savoir, et se trouva tellement étourdi par tout ce qui l'entourait, que lien n'apparul distinclemeut ui à ses yeux ni à son intelligence; il ne vit pas non pins Lina, bien que celle-ci lui fit faire à plusieurs reprises des signes par s'>n frère.
Les aides du bourrea'i voulurent conduire le condamné de la charrette sur l'échalaud; mais le patient prétendit qu'il n'avait pas fait une boni.e confession et qu'il voulait purifier tout à fait sa conscience, pnisijn'il voyait ({u'il n'y avait pins aucune chance de salul. Peut-être fondait-il quelque espoir sur l'obscurité qui s'épaississait de plus eu plus; déjà ceux qui étaient- un peu éloignés ne [touvaient plus dislingner l'échafaud. Le peu|)le, craignant que les ténèbres ne privassent ses yeux du beau spectacle ([u'il allendail, se mil à réclamer à grands cris l'cxéculion de la sentence. Alors on enti'aîna de force le condamné sur l'échafaud, sur le devant duquel on le fil s'agenouiller. L'aide de l'exécuteur mil à un !e cou de la victime et le désigna à Gérard avec un gard significatif, comme s'il eût voulu dire : « Maître, c'est là qu'il faut frapper ! »
A la vue de celte chair nue qu'il devait trancher, Gérard sortit soudain de son insensibilité; ses jambes se mirent à frissonner tellement que l'échafaud en trembla et le glaive échappa à son poing; toutefois, cet incident passa iuaper(;u, le
signal de l'exécution n'étant pas encore donm;. Le valet ramassa l'arme meurtrière et la rimdit à son niaîlr(!, (jui la saisit d'une étreinte convulsive.
L'homme à la verge rouge, ou l'officier de la haute justice, donna le signal; mais Gérard n'entendit pas sa voix et ne vil pas la baguette s'abaisser.
— Vile, maître, vile ! cria le valet, tandis qu'un sinistie murmure courait déjà parmi le peuple.
Gérai'd rassembla tout le courage, toutes les forces qui lui restaient encore, et leva le glaive sur le cou du patient avec la sincère intention de frapper. 11 ne savait, l'infortuné, où il se trouvait, ce qu'il faisait, ce (ju'il pensait; perdu de honte et de terreur, une sorte de rage venait de s'emparer de lui, et il allait frapper un coup aussi terrible que jamais coup fi'appé sur un échafaud; mais au même instant le condamné tourna la tête, aperçut le glaive menaçant, et jeta un cri lamentable. Alors Gérard perdit toute son énergie et laissa tomber le glaive sur le corps de Herman, mais sans lui donner d'impulsion et même sans faire la moindre blessure.
Le coupable qui, au contact du fer, avait senti un frisson glacial parcourir tout son corps et qui s'était cru mort, se releva soudain, et tendant les mains vers le peuple, appela à son secours en criant qu'on le martyrisait méchamment.
Il n'était plus nécessaire d'exciter la fureur de la multitude; la pitié donnait dans un pareil moment une teinte de générosité aux actes de violence que le peuple'voulait accomplir.
— A mort ! à mort, le tourmenlenr d'hommes ! Tels étaient les cris qu'on entendait do toute
part. Des pierres volèrent à la tête de Gérard, mais peu nombreuses, parce qu'il était difficile d'en trouver sur la place des exécutions.
Le jeune homme, interdit un instant, s'avança sur le devant de l'échafaud, croisa les bras, et se présentant à la foule comme un martyr ([ui demande la mort, il s'éciia d'une voix forte :
— Me voilà ! tue-moi, peuple sanguinaire !
Ces paroles mirent le comble à la rage po|)nlaire; femmes, enfants, bons bourgeois, s'enl'uirenl dans toutes les directions loin de l'échafaud, et il ne demeura plus autour de celui-ci que la lie du peuple, foule méchante et furieuse, qui se ruait avec un formidable élan vers l'échafaud, et s'efforçait de s'emparer du bourreau malgré la résistance des gens de justice; c'étaient des clameurs comme jamais on n'en entendit; une cohue, une mêlée comme jamais on n'en vit; une mer lançant jusqu'au ciel des vagues écumantes ne donne pas une idée aussi complète de désordre et de fureur.
IK III.S 1)1' iJOrRHEAU.
Tous fes gens de justice s'étaieiil it-uiiis sur rtiliafaud autour du bourreau, dans le but de le |ir()t(''j,M'r, mais plutiil encore pour leteiiir le loudaiiiiif (|iii s"ell'oi|,ail iiiaiuleiiaiil d'(H'lia|»|)er à leurs mains par la force. En ce moiuenl, une |»ersonne itictuinue monta d'un pas très lent sur l'éclialaud, et, arrivée pit's du bourreau, murmura à son oreille les paroles suivantes :
— Gérard, I.ina vous conjure, au nom de Dieu et de votre amour pour elle, de venir lui parleiune lois i-ncore; elle e^^l là, en bas, — suivezmoi !
Kt lui-même sauta à droite, au milieu du peuple, pour indiquer à (lérard l'endroit où se trouvait sa bien-aimée. Le jeune bourreau obéit à une pensée d'amour, et résolut de dire du moins un dernier adieu à Liiia avant de mourir. Il s'élan»;a de l'écbalaud et couru! à la jeune lille (jui fondait en larmes. Frans, (jui n'était autre ([ue le personna^ic inconnu (|ui l'avait a|ipelé, lui jeta son projjre manteau sur les épaules et lui mit son cbapeau sur la tête, et, passant le bras de Lina sous celui de son amant, il leur dit à voix basse :
— Traversez tran(iuillemenl la l'oule et allez in'altendre dans le petit bois derrière la seconde potence.
Voyant (|ue i^ina obéissait à son ordre el (pic Gérard muet se laissait i^uider par elle comme s'il eût été privé de sentiment, il courut du côté opposé de l'écbafaud et se mit à pousser des cris et à faire un bruit tel que la multitude, cnyant (pTil avait apprébendé le bourreau, se précipita impétueusement dans cette direction, et laissa le eliemin libre devant Lina el Gérard. Kraiis, continuant son alroit slrataj,'èiiie, ne cessait de crier :
— A mort! à mort! Voici le tortureur! 11 nous faut sa vie !
Et il se mit à lancer des pierres aux gens de justice avec une rage de possédé. Ce vacarme et l'obscurité, (jui jetait déjà sur celte scène de désordre une teinte grise et incertaine, permit à Lina de conduire son amant bors de la foule sans qu'on le reconnût; le manteau cl le cbapeau de Frans dissimulaient suflisammenl le costume de bourreau. Cependant, avant que les deux amants eussent atteint le boxjuci indi(|ué |»ar l'rans, l'écbafaud avait été pris d'assaut |mi l.i pnpulace; on avait délivré et laissé fuir le « ondamné, cl l'on voulait à toute fori e >'eniparcr du bourreau el le mettre k mal. Tandis qu'on maltraitait les gens «le justice pour leur faire dire où se trouvait l'exécuteur, il se trouva un bomun* qui avait vu Frans jeter son manteau sur les épaules de (iérard; il avait remarqué la direction dans laquelle Lina avait disparu avec le jeune homme déguisé, et l'idée lui vint soudain, avec toute raison, f|ue ce
jeune homme devait être indubitablement le bourreau.
N'écoutant (|ue sa fureur, il se mit à courir de louter ses forces dans les divers cbemins (|ui aboutissaient an ( liamp du supplice, el aperçut ctilin Gérard el Lina(|ni disparaissaient à ipielque dislance derrière un bos"|uet. Il jiroréra une imprécation où la joie se mêlait à la colère, se préci|iita sur les deux amants tout tremblants, et, arrachant le manteau de Gérard, il découvrit son costume de bourreau. 11 lit trêve aux injures, leva son lourd bâton, et asséna un coup tellement violent sur la tète île l'inlorluné jeune homme, (ju'il tondja privé de sentiment sur le sol. Le barbare assassin voulut pousser plus loin ses actes de brutalité sur la victime qui gisait devant lui; mais Lina, (jui revenait seulement de son abattement, s'élança vers lui, noua ses deux bras autour de son corps el l'empêcha d'avancer malgré sa force. Le désespoir et le ressentiment lui avaient prêté une force qu'elle n'avait jamais eue; elle serra ses bras autour des reins de son adversaire avec une énergie si convulsive qu'elle l'enlaça comme dans un lien invincible; on eût dit un faible serpent qui veut étoulfer dans ses mi'uds une puissante proie. La vue du corps de son amant étendu sans vie à ses pieds avait éveillé en elle une sorte de fureur, et, comprenant rju'il valait mieux avoir affaire à un seul ennemi qu'à |)lusieurs, elle ne poussa pas un cri alin (jue personne n'accourût alliré par sa voix.
Heureusement (|ue le bruit de la foule (jui chercha il toujours avec obstination le bourreau au centre de la place étouffait les im|Mécations de l'assassin de (iérard, car, sans cette circonstance, Lina eut été en peu de temps certainement entourée de nombreux ennemis. Au moment où elle épuisait ses dernières forces dans un suprême elbul, et sentant qu'elle ne pourrait pas résister plus longtemps, Frans son frère a|)parut précisément au détour du taillis et vit sa sœur luttant (•(Uitre un inconnu. Le corjis inanimé de Gérard lui donna bientôt le mol de l'énigme.
Un terrible cri de vengeance s'échappa de son sein, cl, avant (pie Lina s'aperçût de sa présence, il bondit, et, |iosaiil ses deux mains pesantes sur les éj)aules de l'inconnu, il \r renversa en arrière sur le sol.
— liinaî s'écria-t-il tandis (|u'il tiainait par les jan.bes l'homme terrassé vers le lieu du sup|dice, cache Gérard sous le taillis; s'il vit encore, il est à jamais sauvé et délivré. Hàtc-toi !
A CCS mots, il entraîna son adversaire loin de là avec une telle rapidité, que le malheureux n'eut le temps de rien comprendre el put à peine proférer (|uel(jues plaintes (juc lui arra( hait la souf-