‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 151 sur 225 · L INTENDANT · texte numérisé non relu

L INTENDANT

Le Wulffiof s'é\è\e au sommet d'une liaule colline, dans la partie la plus fertile et la plus belle tie la Flandre occidentale.

Maintenant il ne forme plus qu'une grande ferme, avec une habitation de maître assez vaste, et qui ne semble pas avoir d'autre destination que de servir de résidence d'été au propriétaire. Des deux côtés de l'entrée, des écuries et des granges; non loin de l'habitation du maître gît un large tas de fumier où des ponles, des pigeons, des dindons

et même des porcs cherchent quelque nourriture. On voit des domestiques qui reviennent des champs avec les chariots, ties servantes qui apportent du fourrage pour le béiail, des ouvriers qui chargent des sacs de grains dans une voiture, on enteu'i le bruit des fléaux, le grincement des meules à grains, le tapotement de la baratte, et, au milieu de tout cela, le hennissement des chevaux, le beuglement Jes vaches et le bêlement des moutons.

Il règne au Wulfhof une activité et une vie qui indiquent que le propriétaire ou le fermier est sans nulle doute un homme qui sait faire ses affaires avec énergie et bon cœnr.

Dans les anciens temps, le Wulfhof a dû cependant être un château seigneurial. On remar(|ue

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