I. K S l' K I. K u I N S, dans le lointain
Allah est irran^l ! Invoquez-le dans la détresse. Allah est grand ! Allah est i;rand !
LE POKTR, surin is cl écoitUinl.
Ce chant!... Ce sont des hommes, des cœurs froids, insensibles aux douleurs du poète,
// s'assied et détourne In tète avec dégoût.
i.r.s PKi.KKiNs, entrant en sri-ne.
Allah est grand! Invoquez-le dans la détresse. Sa main préserve des dangers et des malheurs les pèlerins pieux (|ui vont à la Mecque. Il règne sur la vie ei sur la mort. .Vllali est grand !
Ils aperçoiretit le Voete, en ont jiitié et lui ofjrenl à ho ire.
LK POKTE.
// tii>proche la coupe de ses lèvres, puis la repousse arec dégoût.
Arrière ce breuvage, il a le goût du limon de la
terre.
LES F'ÈLEniNS, étonnés.
0 folie ! il repousse la source toujours fraiclie, le
trésor de vie, bien [ilns précieux que l'or dans ce
désert.
r.K vov.T y., avec mépris.
Je ne vous demande ni soulagement ni consolations à mes cliaj^rins. Passez votre chemin et ne troublez pas mes souiïranres.
l.es Pèlerins s'éloignent lentement, avec des signes de mécontentement.
SCK.NK III.
LK POKTE
// rêve, pose sa télé sur sa main et s'endm t jusqu'à 1(1 fin île la scène iv.
0 paradis de l'imagination ! tout votre éclat,
toute votre splendeur me paraissent soud)res et tristes tant que la douce vierge après lafjuelJe je soupire ne me sourit pas du sein de votre ma<;nificence. 0 ange ! qui éclaires comme une étoile d'amour les beaux rêves de ma jeunesse et tiens mon regard levé vers le ciel, mon Ame l'appelle : viens ! viens! Ah ! la voilà : ou bien ne serait-ce qu'une tmdjre vaine ?