SCÈNE IV
LE POKTK, IDKA, sortant lentement de
terre, enreloppèe de roiles de gaze,
eonniie un esprit.
Me voici, moi la pure image qui respire dans les chants et qui vit dans tes désirs. Ton génie crée comme Dieu et m'appelle à l'existence.
LE l'OK.TE.
Est-ce une illusion de mes yeux? Je vois la so-ur de mon àme. Génie devant qui je me prosterne, par pitié, acce|)le mon amour.
Tant que lu aspires à tout ce qui est beau et bon, l'enfant de ton esprit te restera (idèle. .Mon berceau, ô poète! est dans ton propre cœur. Je suis née de la passion pure; de moins purs désirs me perdraient.
LK POKTE.
0 cher ange ! prends pitié de ma douleur. Laisse-moi entendre la douce parole (jui charme et rend heureux tout ce (|ui existe.
Poète, cesse tes plaintes et goûte la douce joie
de l'ànn;. Mon doux ami, tu es aimé.
Je suis ainn* ?
Tu es aimé.
LK e OKTK.
IDKA.
ENSEMBLE
LE POÈTE
0 ange ! réjouis mon courct fortifie-moi contre la soulfrance. Képèle la douce pande qui exalte mon àme. Je suis ainn; ! Je suis ainn* !
Si mon amour peut réjouir ton c(eur et te fortifier contre la soullrance, écoule encore la douce parole qui ravit ton àme. Tu es aimé ! Tu es aimé!
L'IDEAL DU POÈTE
LH POÈTE
Ah! quel bonheur pour moi rayonne ! quelle divine jouissance. A moi !
7/ [dit mine de la serrer dans ses bras.
IDE A, poufisani un vri de détresse.
Ah ! cher poète, tu vas me tuer...
LE POÈTE
A moi !
IDEA
La possession terrestre t'est interdite.
LE POÈTE, avec force.
IDEA
ENSEMBLE
LE POKTE.
A moi !
Ah ! tu es impitoyable pour toi-même!
Elle disparaît.