‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 183 sur 225 · I.ES FII.I.KS DK I.A T K lUlK , filtrant · texte numérisé non relu

I.ES FII.I.KS DK I.A T K lUlK , filtrant

Père, cher père, nous vous saluons. A vous honneur et gloire, seigneur et loi de la matière!

M u N DUS, a SCS /nies.

Mes filles, soyez joyeuses; je vous amène un fiancé dont lànie, éprise jusciu'aujourd'hui du vain monde des esprits, n'y trouvait que douleurs et soulTrauces. .Monlri'/-lui (|uo le plaisir ne vit que sur la lerre; celle (|ni le charmera auia sa récompense aujourd'liui même. Elle sera la fiancée de son cœur.

Idea s'approche.

Eh hien ! poèlc, qu'éprouve ton cœur?

i.K poKTE, nnn.

Il l»at violemment. AdmiraLfe est la beauté qui

rayonne ici.

Ml. nui; s.

Très bien ; mai-> lais nu rhoix.

l.K l'OKTK.

Mou hésitation doit se |)roloD;.'er.

M UN DU s.

I)écide.

LE POP.TK. ê'npproi hiinl ri tryardani /» s fillrt dr lu Terre l'iiun âpre* l'tiutrr.

A quel ange adresser mon hommage?

i; OMAN CE.

0 blonde vierge! le l'eu du tendre amour brille dans tes yeux bleus. Ton cou, ombragé de boucles d'or, renilrait jaloux le cygne bl me. Mais ne me laisse pas dans mon incertitude. Vous êtes toutes si belles ({ue je voudrais donner la palme à chacune lie vous.

0 vierge brune! dans les yeux profonds étincelle la llamme d'un amour durable. Le rire de la joie éclate sur tes lèvres! Le ciel n'a poii\l créé de vierge plus belle. Mais que mon incertitude ne te blesse pas. Vous êtes toutes si belles que je voudrais donner la {lalme à chacune de vous.

0 vierge (ière! dans tes yeux noirs brille l'étincelle d'un amour eui hanleiir. Ton regard [lénètre au fond du ca-ur. Qui mieux que toi peut rendre heureux le bien-aimé? Mais (jue mon incertitude ne te blesse pas. Vous êtes toutes si belles que je voudrais donnei' la palme à chacune de vous.

n KM CI A.

Mes sœurs, qui de nous charmera le bien-aimé promis à la plus belle? Myrrhe d'amour, odorant parfum, embaume son front.

Ij's filles de la Terre conduisent le Poète au banc de repos, apportent des cassolettes et parfument ses cliereu.r. Il semble ébranlé.

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