‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 191 sur 225 · LE PEUPLE · texte numérisé non relu

LE PEUPLE

Vivat f vivat! un nouveau prince nous est donné pour la gloire et l'honneur de la patrie. Les peuples trembleront devant lui; il les soumettra à son joug de fer. Il affermira son trône par son courage, son intelligence, ses exploits, et nous fera régner sur des esclaves. Versons pour lui tout notre sang.

DELiciA, s\njenouillant devant le Poète.

0 grand prince! nous sommes les organes du Peuple. Entre tes mams nous remettons notre sort. Tes ordres sont pour nous une loi sacrée; tu es la véritable image de Dieu.

Le Peuple s'agenouille et se prosterne.

L'IDÉAL DU POÈTE

i.E POtTE, ébranle.

Mon cii'ur hat ; mes yeux sont éblouis... l'image (lu Dieu qui vit là-haut !

M LND us, lui iiti'ttant la couronne sur tu télé.

Sois noire sultan; reçois la brillante couronne et monte avec orgueil sur le trône souverain.

Le Poète fjrarit les marches du trône.

lUEA, au Poetr, aiec reproche.

Ah ! t« le laisses égarer |)ar la louange hypocrite; le sultan est homme et faillible.

LK POÈTE, au Peuple agenouillé.

Lever-vous, mes amis, laissez-moi vous serrer la main. Pourquoi vous prosterner ainsi dans la poussière devant votre frère? Sont-ce tous des esclaves que je vois autour de moi ? L'homme libre ne plie le genou (jue devant Dieu.

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