LA FOSSE ALX LIU.NS
Ce(tendant, le Joiins continuait son voyage par un vent des plus favorables. La nourriture, quoique se composant la plupart du temps de viande salée et de lèves, était distribuée en quantité suffisante pour apaiser des estomacs poussés à une activité extraordinaire par l'air vif de la mer. Le temps magnilique et la rapidité de la navigation inspiraient à tous du courage et de la conliance, et, quoique la joie fût moins expansive iprauparavanl, un sourire de plaisir et d'espérance ne cessait de briller sur tous les visages.
In nuage cependant vint menacer la paix sur le navire. Il y a\ait, dans la troisième (lasse, plus de cent passagers, parmi lesi|uels on remarquait soixante Fran(;ais et au moins trente Allemands des bords du llhin. Déjà, une xtrte de rivalité s'était élevée entre les deux nations, et même il y a\;iit eu entre les deux paitis une bataille dans laquelle un Allemand avait re(;u un ('ou|i de couteau dans le bras. Le capitaine, voyant là une bonne occasion de montrer son autorité souve-