‹ Œuvres complètes de J. AutranChapitre 35 sur 99 · LA GALERE DE POLLION · texte numérisé non relu

LA GALERE DE POLLION

Jam nova progenies coelo demittitor alto.

BCLOOA IV.

La voile ouverte au vent, la rapide galère Transportait Pollion, de race consulaire, Le même à qui Virgile annonça dans ses vers Le berceau d'un enfant, espoir de l'univers.

Désormais, chargé d'ans et la tempe amaigrie, Il gagnait, chaque hiver, sa villa de Syrie, Tiède et calme domaine où le ciel plus clément Donnait à ses vieux jours quelque prolongement. La nef en son essor tendait vers Césarée.

C'était par une nuit faiblement éclairée,

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