‹ Œuvres complètes de J. AutranChapitre 37 sur 99 · LA GALÈRE DE POLLION. ^U · texte numérisé non relu

LA GALÈRE DE POLLION. ^U

GHALCIS.

L* effroyable prodige est partout manifeste ; Partout le môme deuil rabaisse un nom céleste. Quiconque aborderait aux rives de Lemnos Verrait Vulcain pâlir devant ces noirs fourneaux ; Et celui qui descend aux plages de l'Âttique En vain cherche Apollon de portique en portique.

ÉVANDRE

Et les dieux de la mer, que sont-ils devenus? Où se tient la Sirène aux bras souples et nus ? Qui de nous a jamais aperçu dans sa gloire Âmphitrite aux pieds blancs que porte un char d'ivoire ? Où sont les verts Tritons, qui nageaient par essaims Ln jetant à l'écho le son de leurs buccins ?

Non, ces jours ne sont plus, lorsque les Néréides Émergeaient au soleil de leurs grottes humides. Et, cortège ondoyant sur la nappe des flots, Suivaient jusques au port la nef des matelots.

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