PULCHRA NIMIS
Dans la rade où se joue une brise odorante, Aujourd'hui je voguais, au retour de Sorrente. Je rapportais à Naple un radieux butin.
Un beau thyrse de fleurs écloses du matin.
Merveilles de ces bords, telles qu*à sa Madone, Le premier jour de mai, Sorrente seul en donne : Couleurs, parfums, rosée, épanouissement !
Malgré mes deux rameurs, je voguais lentement. Tout à coup, vif oiseau dont la plume étincelle, A passé près de nous une agile nacelle ; Elle allait à Sorrente, à juger par Tessor De son foc, qui brillait comme une lame d'or.