DOUZE ANS APRÈS
Je t'écrivis un jour, tu ne répondis pas.
C'est bien; que pouvais-tu répondre, à moi, pygmée.
Toi fièrement assis sur tant de renommée.
Toi géant, que le monde admirait de si bas!
Te voilà maintenant, sur ta grève bretonne, Couché parmi ces rocs sans cesse ruisselants. Où, dans les nuits d'hiver, l'Océan croule et tonne. Où, dans les jours d'avril, nichent les goélands.
Te voilà pour jamais entré dans une tombe Dont toi-même, vivant, tu soignas les apprêts.