A UN CHASSEUR D'HIRONDELLES
Qui donc es-tu, chasseur, homme inepte et sauvage, Qui reviens chaque jour, non loin de ma maison. Ta carabine en main, t'embusquer au rivage Et tirer aux oiseaux de Tarrière-saison?
Du fond de mon alcôve où ton bruit me réveille. Je te vois, les deux pieds dans l'écume des eaux, Aux premiers feux de Taube innocente et vermeille, Tirer, tirer encor sur de frôles oiseaux.
Mais tu ne sais donc pas, âme vile et cruelle. Ce que sont ces passants lâchement épiés.