SCÈNE II. — ARNOLPHE, AGNÈS
ARNOLPHE, assis.
Agnès, pour m'écouter, laissez là votre ouvrage ! Levez un peu la tête et tournez le visage :
Mettant le doigt sur son front.
Là, regardez-moi là durant cet entretien ; Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien. Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée, Vous devez bénir l'heur de votre destinée, Contempler la bassesse où vous avez été, Et dans le même temps admirer ma bonté. Qui, de ce vil étal de pauvre villageoise. Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise, Et jouir de la couche et des embrassements D'un homme qui fuyoit tous ces engagements. Et dont à vingt partis, fort capables de plaire, Le cœur a reiusé l'honneur qu'il vous veut faire.