‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 130 sur 266 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Je prévois là-dessus l'emportement d'un père ; Mais nnus prendrons le temps d'apaiser sa colèrb. A des charmes si doux je me laisse emporter, Et dans la vie, enfin, il se faut contenter. Cb que je veux de vous, sous un secret fidèle, C'est que je puisse mettre en vos mains cette belle ^ Que dans votre maison, en faveur de mes feux, Vous lui donniez retraite au moins un jour ou deux. Outre qu'aux yeux du monde il faut cacher sa fuite, Et qu'on en pourra faire une exacte poursuite, Vous savez qu'une fille aussi de sa façon Donne avec un jeune homme un étrange soupçon : Et, comme c'est à vous, sûr de votre prudence. Que j'ai fait de mes feux entière confidence. C'est à vous seul aussi, comme ami généreux.. Que je puis confier ce dépôt amoureux.

ARNOLPHE

Je suis, n'en douiez point, tout à votre service.

HORACE

Vous voulez bien me rendre un si charmant office?

ARNOLPHE

Très-volontiers, vousdis-je; et je me sens ravir De cette occasion que j'ai de vous servir. Je rends grâces au ciel de ce qu'il me l'envoie, Et n'ai jamais rien fait avec si grande joie.

HORACE

Que je suis redevable à toutes vos bontés! J'avais de votre part craint des difiicultés ; Mais vous êtes du monde, et, dans votre sagesse. Vous savez excuser le feu de la jeunesse. Un de mes gens la garde au coin de ce détour.

Mais comment ferons-nous? car il fait un peu jouf. Si je la prends ici, l'on me verra peut-être ; Et, s'il faut que chez moi vous veniez à paraître- Des valets causeront. Pour jouer au plus sûr, Il faut me l'amener dans un lieu plus obscur.

ilè L'£CULE DES FEMMEa

Mùa *Uée e»t commode, ekjtTv vaù aitéadr».

BOftACC.

Ce SMrt fiécmnkmqa'U est fort boo de pceadni, Vùurmài^jfi ne ferai que rois la oieure en mûm. EidHzaHi, susëdai,)ereloarae soudûu.

ÂMSOWaK, ami.

Ab ! fortune, ce tnii d'areotunt profâoe Répare Uras les rnsMa que m'a bits loa caivkel

B i^MNaitff^ k MX A* M* ■•■^IM,

SCÉIE lU. — AGXÉS. ARXOLPHE. HORACK.

BOlUCS. ^ AfHS.

Ne jioyex pouit en peine oq je ra» tous mener ; Cest m fo^genent âàr que je voos fais doaaer. Vous loger «««: moi, ce seroit tostdélnnre: Entrez dans cette porte, et lai£a«a-«tias cowhiiiv.

Acanis, k Htw.

FoorqwH me qiDitez-Tonat

Oière Ap>è&^ il le fanl.

Sooçei doBC, je vt«« prie, à rercsir bMBiôt.

Tes >«B» aaaez pressé par ■

Qoand je ne to^ vois poiaL, je ne sats point jojtmm.

Bors de votre pféscBce, on me voit triiln i

ACfXBS.

Hân> ! s'il était mi, i>oib reateriex ici.

Quoi! Tnvspoarriex douter de mon amoorestrteal

AftVÉS-

2So», jitjvs ne m'aânez pas aotani que je tob» aae. Ahiroameiireuaaw

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