‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 156 sur 266 · LYS1D.\S · texte numérisé non relu

LYS1D.\S

Madame, je viens un peu tard ; mais il m'a fallu lire ma pièce chez madame la marquise dont je vous avois parlé; et les louanges qui lui ont été données m'ont retenu une lieure plus que je ne croyois,

ÉLISE

C'est un grand charme que les louanges pour arrêter un auteur.

Asseyez-vous donc, monsieur Lysidas; nous lirons votre pièce après souper.

LYSIDAS.

Tous ceux qui étoient là doivent venir à sa première représentation, et m'ont promis de faire leur devoir comme il faut.

URANIE

Je le crois. Mais, encore une fois, asseyez-vous, s'il vous plaît. Nous sommes ici sur une matière que je serai bien aise que nous poussions.

LYSIDAS.

Je pense, madame, que vous retiendrez aussi une loge pour ce jour-là?

URANIE

Nous verrons. Poursuivons, de grâce, notre discoui-s.

LYSIDAS.

Je vous donne avis, madame, qu'elles sont presque toutes retenues.

URAME.

Voilà qui est bien. Enfin, j'avois besoin de vous lorsque vous êtes venu, et tout le monde étoit ici contre moi. ÉLISE, à Uranie, montrant Dorante.

Il s'est mis d'abord de votre côté; mais niaintent^nt (montrant Climène) qu'il sait que madame est à la têle du parti contraire, je pense que vous n'avez qu'à chercher un autre tecours.

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