ACTE II, SGfiNE V
Mais qu'enfin les douleurs d'une contrainte extrême L'on réduit à vouloir se servir de moi-même, Pour vous rendre averti, comme je vous ai dit, Qu'à touc autre que moi son cœur est interdit, Que vou? avez assez joué de la prunelle, Et que, si vous avez tant soit peu de cervelle, Vous prendrez d'autres soins. Adieu, jusqu'au revoir, Voilà ce que j'avois à vous faire savoir.
VALÈRE, bas.
Ergaste, que dis-tu d'une telle aventure?
SGANARELLE, bas, à part.
Le voilà bien surpris !
ERGASTE, bas à Valère.
Selon ma conjecture.
Je tiens qu'elle n'a rien de déplaisant pou'* vous. Qu'un mystère assez fin est caché là-dessous, Et qu'enfin cet avis n'est pas d'une personne Qui veuille voir cesser l'amour qu'elle vous donne.
SGANARELLE, à part.
Il en tient comme il faut.
VALÈRE, bas à Erpaste.
Tu crois mystérieux...
ERGASTE, bas.
Oui... Mais il nous observe, ôlons-nous de ses yeux.