‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 75 sur 266 · SCÈNE III. — ORMIN, ERASTE · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — ORMIN, ERASTE

CRM IN.

Bien qu'une grande affaire en ce lieu me conduise, J'ai voulu qu'il sortît avant que vous parler.

Fort bien. Mais dépêchons, car je veux m'en aller.

ORMIN.

Je me doute à peu près que l'homme qui vous (luitle Vous a fort ennuyé, monsieur, par sa visite. C'est un vieux importun qui n'a pas l'esprit sain, Et pour qui j'ai toujours quelque défaite en main. Au Mail 1, au Luxembourg, et dans les Tuileries, Il fatigue le monde avec ses rêveries; Et des gens comme vous doivent fuir l'entretien De tous ces savantas ^ qui ne sont bons à rien. Pour moi, je ne crains pas que je vous importune. Puisque je viens, monsieur, faire votre fortune.

ÉRASTE, bas, à part.

Voici quelque souffleur 3, de ces gens qui n'ont rien, El vous viennent toujours promettre tant de bien.

Haut.

Vous avez fait, monsieur cette bénite pierre ^ Qui peut seule enrichir tous les rois de la terre?

> Promenade plantée d'aibies prcB de l'Arsenal. Du luot (eulonique mail, lieu de réudion.

îPour : sivanl épais, du iiéjoralif italien accio; en languedocien, asse. Fillaccia, fir-M^e el vilaine ville.

8 Pour : alchiniislc, qui fait de l'or à coup de soufflet l.c mot éluil encore d'usage en ce sens à la lin du xvii» siècle.

* Pour : pierre philosophaic.

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