De la Société et de la conversation, i
5. Voyez t. II, Lettres diverses, n° ii; les six autres voi paraissent à
VIE DE LA BRUYÈRE. xix
avant lui le traducteur Tourreil , contre lequel du reste il ne s"était peut-être pas présenté. Il paraît sètre encore retiré devant Fénelon et devant l"abbé Bignon, en février et en avril 1693; et peut-être avait-il renoncé à se présenter, lorsque, en mai 1693, il fut donné comme successeur à La Chambre, curé de Saint-Barthélémy. Le nouveau récipiendaire, qui n'avait sans doute pas fait les visites d"usage, s'en excuse en disant (( que, désirant avoir cette distinction dans toute sa fleur et dans toute son intégrité, » il « n'a pas osé en blesser, pas même en effleurer la liberté par une importune sollicitation. » 11 ne ménagea pas les éloges à ses amis : mais il en fut trèsavare pour ses adversaires. « Ce discours, dit l'abbé d'Olivet', déplut beaucoup. Ceux même qu'il avoit le plus loués s'en plaignirent, par considération pour ceux qu'il avoit laissés dans l'oubli, »
L'abbé Trublet, interprète des rancunes de son oncle Fontenelle, prétend qu'il n'y a pas dans le discours « un mot» pour cet écrivain*. Fontenelle, cependant, était compris daris quelques allusions aux poëtes du temps; il eût voulu une place à part. Il aurait eu mauvaise grâce à réclamer pour lui; mais, avec Thomas Corneille, il demanda la suppression du parallèle entre Racine et Corneille, comme injurieux pour ce dernier. Néanmoins, il n'obtint pas que l'Académie refusât d'autoriser la publication de ce discours, ou du moins exigeât la suppression de ce passage. Il dut se contenter de la satisfaction d'avoir entendu le discours par lequel Charpentier répondit, au nom de l'Académie, à la harangue du récipiendaire.
Dans ce discours, « le pesant » Charpentier avait pris parti
M. Éd. Fournier {Comédie de La Bruyère, p. 566) avoir été celles de Bossuet, de Boileau, de Racine, de Pélisson, de Régnier Des Marais et du président Novion. — Voyez p. m une lettre de Bussy.
1. Lettre du 16 mars 1796, comprise dans la vente des autographes de M. Parison {Catalogue, p. 68, n" 491, 1864).