liecueil de différentes choses, t. II, p
3. Recueil de particularités, dans les œuvres inédites du président Bouhier ; cité par Éd. Fournier, Comédie de La Bruyère, p. 236.
4. Voyez la note au n° 56 du chapitre des Jugements, sur Théodas (Santeul), t. I, p. 450. — Saint-Simon cite encore un Conti tirant, par divertissement, sur des couvreiu-s qui étaient sur un toit.
.5. Correspondance inédite du président Bouhier, t. XII, p. 399; citée par Éd. Fournier, Comédie de La Bruyère, p. 255, ainsi que les documents qui suivent.
6. Journal publié dans la Nouvelle Revue encyclopédique, mai 1847.
soit un an, on ne vous mène haranguer aux Petites-Maisons; ce scroit une fin assez bizarre pour le Théophraste de ce siècle. »
Ces divers témoignages sont contredits par celui de l'abbé d'Olivct, qui, dans son Histoire de l'Académie françoise (t. II, p. 317), représente La Bruyère comme un homme « sage dans ses discours, craignant toute sorte d'ambition, même celle de montrer de l'esprit, » et par celui d'un juge peu indulgent d'ordinaire, Saint-Simon, qui parle de lui comme « d'un fort honnête homme et de très-bonne compagnie'. » Honnête homme a ici le sens qu'il avait toujours au xvip siècle, celui d'un homme distingué d'esprit et de manières.
On est obligé, cependant, de reconnaître qu'il y avait quelque chose de fondé dans les critiques de Valincour, de Galland et de Phélypeaux; car il y a une autorité décisive; c'est celle de Boileau, qui écrit à Racine (10 mai 1687), l'année même de la publication des Caractères : « Maximilien m'est venu voir à Auteuil et m'a lu quelque chose de son Théophrasie. C'est un fort honnête homme, et à qui il ne manqueroit rien, si la nature l'avoit fait aussi agréable qu'il a envie de l'être. Du reste, il a de l'esprit, du savoir et du mérite. »
Il est certain que La Bruyère cherchait à être agréable, mais le rôle de bouffon ne lui convenait pas; aussi était-il toujours sur la défensive. C'est lui-même qui nous le dit à mots couverts, dans son livre :
« Quelque profonds que soient les grands de la cour, et quelque art qu'ils aient pour paroître ce qu'ils ne sont pas, et pour ne point paroître ce qu'ils sont, ils ne peuvent cacher leur malignité, leur extrême pente à rire aux dépens d'autrui, et à jeter un ridicule souvent où il n'y en peut avoir. Ces beaux talents se découvrent en eux du premier coup d'œil; admirables sans doute pour envelopper une dupe et rendre sot celui