Le texte dit : « il allume sa lampe
DE THKOPHRASTE. 217
visiter lui-même tous les endroits de sa maison^ et ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'il s'endort après cette recherche. Il mène avec lui des témoins quand il va demander ses arrérages, afin qu'?7 ne prenne pas nnjoiir envie k ses débiteurs de lui dénier sa dette. Ce n'est point chez le foulon qui passe pour le meilleur ouvrier qu'il envoie teindre sa robe, mais chez celui qui consent cle ne point la recevoir sans donner caution. Si quelqu'un se hasarde de lui emprunter quelques vases ^, il les lui refuse souvent; ou s'il les accorde^ il ne les laisse pas enlever qu^ils ne soient pesés^ il fait suivre celai qui les emporte, et envoie dès le lendemain prier quon les lui renvoie^. A-t-il un esclave qu'il affectionne et qui l'accompagne dans la ville, il le fait marcher devant lui, de peur que, s'il le perdoit de vue, il ne lui échappât et ne prît la fuite. A un homme qui, emportant de chez lui quelque chose que ce soit, lui diroit : « Estimez cela, et mettez-le sur mon compte^, » il répondroit qu'il faut le laisser où on l'a pris, et qu'il a d'autres affaires que celle de courir après son argent.
[XIX]. d'uA VILAIiX HOMME ^
Ce caractère suppose toujours dans un homme une extrême malpropreté et une négligence pour sa personne