DE L'AUTORITÉ, TIT. II. 4 1 J
et le plus beau privilège de notre puissance. C'est aux magistrats à qui nous remettrons ce soin, qu'il appartient surtout de faire chérir et respecter notre autorité : appelés à protéger la tranquillité de l'état et le repos des familles , leur fidélité est un des plus sûrs appuis de notre trône, qui doit également s'honorer de leurs vertus; leur fermeté veillera au prompt rétablissement de la paix publique; leurs exemples hâteront le retour des bonnes mœurs, et leur inflexible équité ramènera cette confiance parfaite que le maintien des lois inspire à tous les citoyens. Dans les temps difficiles où il a plu à la providence de placer notre vie et notre règne, nous avons senti que, pour atteindre à ce but si désirable, il était nécessaire de donner sans retard à la magistrature cette stabilité que lui assure notre institution royale, et qui fait sa force et son éclat : notre intention est donc d'étendre successivement ce bienfait à tous les tribunaux de noire royaume; en instituant d'abord notre cour royale de Paris , nous nous plaisons à rappeler aux hommes qui doivent siéger dans son sein , les devoirs sacrés que leur imposent les fonctions qui leur sont confiées ; notre désir est que cette cour serve de modèle à toutes les autres cours de notre royaume, et qu'elle leur donne l'exemple de la fidélité, de la sagesse et du courage que commandent ces augustes fonctions. »