LUI CONSEIL, TIT. III
possible au gouvernement de maintenir l'ordre , cette première garantie de la liberté , s'il n'était armé d'une force proportionnée aux difficultés au milieu desquelles il se trouve (i). ]
i4- On peut ajouter pour un dernier devoir du souverain , qui est une suite du premier, et qui renferme aussi tous le» autres, bien que sa puissance semble le mettre au-dessus des lois, personne n'ayant droit de lui faire rendre compte de sa conduite; il doit observer celles qui peuvent le regarder; et il y est obligé non-seulement pour donner l'exemple auv sujets, et leur rendre leur devoir aimable, mais parce qu'il n'est pas dispensé du sien par cette puissance 2) du souverain, et qu'au contraire ce rang l'oblige même à préférer à ses intérêts particuliers le bien commun de l'état, et qu'il est de sa gloire de regarder comme le sien propre 3). (Charte, 74.)
[Vous me seconderez, messieurs, pour accomplir les desseins que j'ai médités , et pour assurer de plus en plus le bonheur des peuples que la divine Providence a confiés à mes soins. Vous ne serez pas plus émus que moi de ces inquiétudes irréfléchies qui agitent encore quelques esprits, malgré la sécurité dout nous jouissons. Cette sécurité ne sera pas compromise, messieurs: comptez que je veillerai avec une égale sollicitude à tous les intérêts de l'état, et que je saurai concilier ce qu'exigent l'exercice des libertés /égales , ie maintien de l'ordre et la répression de la licence (4)-]