COMMENT SUCCÈDENT, ETC. TIT. I, SECT. III
est celui qui monte du fils au père; le second , du père à l'aïeul; le troisième, de l'aïeul au bisaïeul , et les autres ensuite, suivant ce même ordre. Ainsi , le père est au fils dans le premier degré, et l'aïeul au petit-fils est dans le second, et ainsi des autres. Ce sont ces degrés dont la situation de l'un au-dessus de l'autre fait la ligne des ascendans, qui, jointe avec celle des descendans, dont il sera parlé dans l'article qui suit , ne fait avec elle qu'une seule ligne (i). (C. civ. 736 , 787, 738, 740,5.)
4. Dans l'ordre des descendans de celui dont il s'agit, on place au-dessous de lui son fils, son petit-fils et les autres descendans chacun en son rang selon leurs degrés, dont le premier est celui qni descend du père an fils; le second, du fils au petit-fils; le troisième, du petit-fils à son fils, et les autres ensuite suivant ce même ordre. Ainsi, le fils est au père dans le premier degré, et le petit-fils est à i'aïeal dans le second, et ainsi des autres (21. ( C. civ. 737.1 Ce sont ces degrés dont la situation de l'un au-dessous de l'autre fait la ligne des descendans, qui, comme il a été dit dans l'article précédent, ne fait avec celles des ascendans qu'une seule ligne. (C. civ. 75o , s. 746 , s.)
5. Dans l'ordre des collatéraux, il y a cette différence qui les distingue des ordres des ascendans et des descendans, qu'au lieu qu'il n'y a qu'une seule ligne d'ascendans et de descendans , il y a autant de lignes de collatéraux qu'il y a de places d'asccndans et de descendans, v comprenant la place de celui de qui il s'agit. Car à côté de lui sont ses frères; à côté de son père, ses oncles ; à côté de son fils , ses neveux , et ainsi des autres en diverses lignes en montant et en descendant, comme il sera expliqué dans l'art. 10 et autres suivans, et que la figure le fait assez voir. Ce sont ces lignes que l'on appelle collatérales, parce qu'elles sont à côté de la ligne directe des ascendans et des descendans. Ce qui fait que, pour compter les degrés de parenté entre deux collatéraux, il faut trouver dans la ligne directe le premier des ascendans qui leur est commun, c'est-à-dire le premier de qui l'un et l'autre sont descendus, et compter les degrés qui montent de l'un d'eux à cet ascendant, et ceux qui de cet ascendant descendent à l'autre. Ainsi , entre deux frères il y a deux degrés : le premier qui monte de l'un des frères à leur père , et le second qui descend du père à l'auti'e frère. Ainsi , d'iui cousin-germain à l'autre il y a quatre degrés, deux qui montent de l'un d'eux à son père et à son aïeul , et deux qui descendent de ce même aïeul à l'autre cousin. Et c'est ainsi qu'on comptait la proximité entre ces personnes dans le droit romain, plaçant les frères au second degré , et les cousins-germains au quatrième (3). ( C. civ. 738.) Mais
(1) L. I, § 3, ff. dcgrad. etaffinib. Dict. 1. ^4- Dict. 1. § 5. (2) L. i, § 3, ff. clegradibus et affiu. Dict. 1. § 4. Dict. 1. § 5. (3) L. i, § 4, ff de gra- (lihus et affin.