‹ Œuvres complètes de J. DomatChapitre 12 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De quelques règles générales qui suivent des engagemens dont on a parlé dans le chapitre précédent y et qui sont autant de principes des lois civiles,

I. Ces règles générales dont on vient de parler, et qui se tirent de tout ce qui a été dit dans le chapitre précédent, et aussi dans les autres, sont celles qui suivent; et on les expliquera en autant 41'articles , comme des conséquences des principes qu'on a établis. Il s'ensuit donc de ces principes :

a. Que tout homme étant un membre du corps de la société, -chacun doit y remplir ses devoirs et ses fonctions, selon qu'il y est ^léterminé par le rang qu'il occupe et par les autres engagemens, <d'où il s'ensuit que les engagemens de chacun lui sont comme ses lois propres;

3. Que chaque particulier étant lié à ce corps de la société dont il est un memore , il ne doit rien entreprenare qui en blesse l'ordre; ce qui renferme l'engagement de la soumission et de l'obéissance aux puissances que Dieu a établies pour maintenir cet ordre (i);

Que l'engagement de chaque particulier, à ce qui regarde l'ordre de la société dont il fait partie , ne l'oblige pas seulement il ne rien faire, à l'égard des autres, qui blesse cet ordre, mais l'oblige aussi à se contenir dans son rang , de telle manière qu'il ne fasse aucun mauvais usage ni de soi-même, ni de ce qui est à lui : car il est dans la société ce qu'est un membre dans le corps.

(i)^oin. i3, 1, Til. 3, 1, 1. Petr. o, i3. Sap. 6, 4.

Page 1