‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 168 sur 239 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CINTHIO, ARLEQUIN, PASQUARIEL,

SriDASSIKS.

iXLSQUIK.

Qui est cet bomme-là ? Il me semble qu'il a attez l'encolure d'un dénicheur de filles. Qui £le»*vou8 , mon iini ? Ne vous appelex-vous pas Cinthio ? CIHTHIO, !• raSMdiw 4a iMU «B bat.

Hé 1 qu'en avez-vous affaire ?

ARLEQUIN

Comment , ventrebleu 1 ce que j'en ai afbire t Si vous étiei Ginthio , ou que vous fussiez seulement couùn , petit-cousin , arrière-petit-cousin de Cinthio , par la ventrebleu ! je veux, qnc le diable m'emporte , *ous verriez beau jeu.

CINTHIO, ftaidMiMr.

Ne pourroit-on pas savoir, monsieur, en quoi ce Cinthio vous a tant ofièns^? car vous me paroissez tien échauffé.

Ani:.XQirin.

Assurément , je le sois. C'est un drôle qui va de

fille en fiUe avec une promesse de mariage circo-

Uire, Ohl j):irlilcii, si je vont loiifoiilrc . mon petit

v/. donnée

«''trivii^i'cs de ma

3oo LES FILLES ERRANl'ES.

C I N T H I O 9 toujours f roi dament.

Cela est bien scélérat de tromper comme cela les niles.

ARLEQUIlf.

Par la tête ! par la mort ! Je voudrois le tenir pour cent pistoles.

GfNTHIO, frit froidamaat.

Touchez là, monsieur; je veux vous faire gagner plus de cinquante louis aujourd'hui ; donnez-m'en trente , je vous dirai où est Cinthio; et, afin de ne pas vous tenir plus long- temps en suspens, c'est moi.

ARLEQUIlf , tout étonné.

C'est vous? c'est vous ? Ah l par ma foi, j'en suis bien aise. Vous ne voulez donc pas , monsieur , épouser ma sœur?

CINTHIO

Bon ! sommes-nous dans un siècle à épouser ?

ARLEQUIN

Non ? Oh I parbleu , nous verrons : vous la pren« drez, quand je devrois vous la faire avaler dans une médecine. Laissez-moi faire seulement.

CINTHIO

Je me moque de vos menaces ; et pour vous faire voir que je ne vous crains , ni vous ni vos spada»* sins , je vais vous attendre dans cette hôtellerie-là.

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