‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 73 sur 239 · SCENE VIL i · texte numérisé non relu

SCENE VIL i

AKLEQOlir.

Les comédiens tous ont bien de l'obligation.

l'adteub.

O en faisoit pour la prose , pour les vers , pour lesFrançois , pour les Italiens; mais ^ ma foi , où il trioropboit, c'étoît pour l'Opéra. Pour le mettre en crédit , j'avois fait un opéra « moi , qu'on alloit jouer quand je mourus. Ce devoit £tre la plus belle «hose qu'on eût jamais vue sur le tbéâtre. Je ne l'avois pas pris de la métamorpliose comme ces chardons du Pariu«se ; fi ! cela sent le collège : je l'avois tiré tout entier de l'histoire de France; il porloit pour titj-e: Us Aifentures du Pont-Neuf. La fable n'a rien de si nagnifique. ,

AHLBQUIir.

Les Aventures du Pont-Neuf! un sujet tiré de rbistoire de France! (i pin.) Voilà un auteur échappé des Petites-Maisons des enfers.

l'a UT EU».

Comment donc t est-ce que je dis des imperti' nences ? Paris n'est-il pas la plus belle ville de France ? Le Pontr-Neuf n'est-il pas le plus bel endroit de Paris ? Etp} , les Aventures du Pont -Neuf sont les plus beaux traits de l'histoire de France. C'est une figure, i^oran t , que nous appelons en latin , pars pro toto ; et en grec synecdoche....

ARI.K<lVIir.

Et en fnin^-ois, In folii-.

j4o la descente D'ABLEQUIN, «to.

Main vmtft me faites perdre bien du temps* Que Toulez«vouft de moi ?

ARLKQUIir,

Je veux apprendre le chemin def enferf , et je vaia y chercher ma femme.

Vous allez chercher votre femme? Ah, ah!

( n M tooclur U front do Ixrat do d«rift. } ARLEQUlir.

Comment donc ! est-ce que je suis barbouillé ?

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