ACTE II, SCENE V
COLOMBIIfE.
Vraiment! j'ai bien plus que tout cela. Vous croyez donc parler à une petite fille ? Vous vous trompez. Je sais cléjà bien des choses : j'ai déjà lu cinq ou six comédies de Molière, et j'en suis au troisième tome de Cyrus ; je feis du point à ta turque , et j'apprends à chanter.
LE TICOVTE.
Vous apprenez à chanter? Et qui est votre midtre?
COLOHBIIÏE.
C'est un nommé l'Opéra.
LE VICOMTE
Di^le ! un habile homme. OAi ! puisque vous savez chanter, il faut que vous me décochiez un petit air.
COLOHBINE.
Ah, monsieur! je vous prie de m'excuser ; j'ai aujourd'hui quelque chose qui m'en empêche.
Qu'avez-vous donc ? est-ce que vous êtes enrhumée ? Tenez , voilà du tabac en machicatoire ; il n'y a rien de si bon pour le rhume.
COLOHBIHE.
s'il n'y avoit que cela , je ne laisserois pas de chanter.
LE VICOMTE
Qu'avez-vous donc autre chose ?
COLOMBIKE.
Je n'ai rien, c'est qu^....
umitiïcDïGoOglc
igfi L'HOMME A BONNES FORTUNES.
LE TICOHTE.
Quoi donc?
COLOMBIITE.
C'est que.... Voilà-t-il pas? Ces vilains hommes, ils veulent tout savoir. C'est que ma voix ne paroit rien quand je n'ai pas mes fontanges argent et jaune.
LE VICOMTE
Comme si tes fontanges faisoient quelque chose à la voix ! Courage , mignonne ; je vous souiHei-ai , en tout cas.
COLOHBIITE.
Je le veux bien ; mais vous allez voir comme je vais trembler. La, In , la.... Mon Dieu ! je suis faite comme je ne sais quoi...,
(Elle chiDle. ) Jeanneton , ni'aîmeE-voua bien?...
Hélas! quel conte!
Pourquoi ne tous aimerois-je pas?
Mon DienI qne) conte!
Vous qui m'avez tant fait de bien, Quel fichu conte I
LE VICOMTE
Je veux être un fripon , si cela n'est divin. Voilà .une voix à peindre. Je n'en ai pas perdu une goutte. Mais de quel opéra est cet air-là ?
COLOMBIHE.
Je crois que c'est de Roland.
LE VICOMTE
Oh 1 point, point. U faut que ce soit des derniers ;,
umitiïcDïGoOglc