‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 23 sur 246 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ISABELLE, COLOMBINE, M. DE TRO- TEHVILLE, M. AMILARÉ.

TBOTENTILLE, ■prïi.sToir regardé Amiliré.

Voila un visage bien baroque 1 les musiciens italiens sont de plaisants originaux. Ne diroit-on pas que ce seroit là un Siamois échappé d'un écran ? Comment vous appelez-vous , monsieur ? ( Amibri wipile une

dooiaioe de nom). } Voilà bien des noms : il &iut , monsieur , que vous ayez bien des pères. C'est un calendrier que cet homme-là.

ISABELLE

Je suis ravi , mes^eurs, que vous vous trouviez ensemble. L'on n'est pas malheureux, quand on peut

C,q,t,=™DïG00gk'

6a LE DIVORCE. '

unir deux illustres. ( m nuttre l chuter. ) Je vous prie, monsieur , de vouloir bien chanter un air.

AMILASé, hégKjau.

Je, je, je, je, le , le veux bien.

TROTEHVILLE. .

Quoi! c'est là un maître à chanter? Miséricorde!

(AmîlirécliintB.) ISABELLE, iptèi qa'il achiDtà.

Hé bien, monsieur, que dites-vous de ce chant-là?

TROTEHVILLE.

Ah, ah ! voilà une voix d'un assez beau métal ; cela n'est pas mal,

COLOHBIITE.

Comment pas ma) ! il faut se jeter par tes fenêtres quand on a entendu chanter ainsi.

TKOTElfVlLLE.

Ho! tout doucement, s'il vous plaît ; je ne sais point faire de ces cabrioles-là. Voyez-vous, mademoiselle, je ne suis point de ces gens qui louent à plein tuyau. Un homme comme moi, qui a' été toute sa vie nourri de dièses et de bémols , est diablement délicat en musique.

AMILASi, Ugifant.

Monsieur apparemment n'aime pas l'italien ; mais j'ai fait depuis peu un petit duo en françois, que je veux chanter avec lui, et je suis sûr qu'il ne lui

déplaira pas. < n lai préMme nu pipier de moiiqne. ) TROTEWVILLE.

Voyons. Qu'est-ce donc, s'il vous plaît , que tous

umitiïcDïGoOgk'

Page 1