‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 71 sur 246 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

AHLEQlriK, CN ACTEUR.-

ARLEQUIIT, ipcrctvaDt l'iattar qui gciticnla I)«iacDDf tuu

Voila, un suc de charbon de l'enfer qui va à la promenade. Monsieur ou madame , car je ne sais si vous êtes mâie ou femelle , je ne vous vois que par derrière....

l'agtbur.

PTtde retrô, promue. Qui t'a fait si téméraire <(ue de m'int»Tompre ?

AXtEQOIir.

Je vous (IVBiande pardon,

Une personne de mon savoir....

, ARLEQUIN

Je n'y tâchois pas.

l'auteur.

Qui fait les nadrigaus de Proseppinc.

ARLEQOJIT.

Je ne le fenà plua.

l'actiur.

Et qui est le premier consignant pour entrer icibas à l'Âcadémifl.

' C'ert Colombuie tovt le cottiiine approprié an rAle d'mteiir.

umitiïcDïGoOgk'

i36 LA. DESCENTE D'ARLEQUIN, «c.

A.nLEQDIET.

A l'Académie ? quoi ! il y en a une ici ? C'est donc une académie de malins esprits. '

t'AUTEDH.

le me promenols sur les bords du Cocyte , pour travailler plus en repos à ma harangue , et tu viens te jeter au travers de mes conceptions 1

ARLEQUIN

Comment donc) est-ce que vous faites vos harangues vous-même ?

l'adtecb.

Je sais bien que la plupart des académiciens , là-haut , ne se donnent pas cette peine-ti't , et que, pourvu qu'ils la sachent lire , on les reçoit tout d'une voix ; mais ce n'est pas de même ici ; et il ne suflit pns de savoir faire l'anatomie d'un mot , pour être l'interprète des mystères de notre diabolique Académie,

'H csi facile de Toir (]ue Regnard se permet, dan» ceptiiageet le saÏTSal , une épigrarame contre l'Académie ttrrttire et btuiçoise, doDt il ne fut jamais membre. Hait «>ni doute (jq'dd BDtre motif le priva de cetle honorable dïiitincliciD due i ion roërite. Sa Satire linglante contre le cardinal de Richelieu [m>jet Ép. ti, tom. ir) étoil un obatade plni séiieux à sou admission; car il s'éloit mît dans l'impDsùhilité de prononcer l'éloge obligé da fondateur de l'Académie , doDt la mémoire , à ce litre , et à cetle époque si rapprocbée de Reguard, commandoit les justes et sincères homintg;»» des lillérstenrB et de« savants. On sait qne c'est au cardinal de Richelieu que l'on doit aussi l'établitiement de l'Imprimerie royale. CG.À.&)

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