‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 218 sur 273 · SCÈNE VIL LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN

LE CHEVALIER, embrassant Léandre.

Hi! bon jour, mon ami. Quelle heureuse rencontre!

L^ANDRE, an Chevalier.

( à Carlin. )

Monsieur, avec plaisir.... Quel est cetliomme-là?

CARLIN

C'est le Chevalier.

LiANDRE.

Ah!

LE CHEVALIER

Quoi! ma sœur, te voilà ?

Je t'en sais fort bon gré. Viens-tu par inventaire, Du cœur de ton amant te porter héritière ?

CLARICE

Mais dis-moi, seras-tu toujours fou. Chevalier?

C'est un charmant objet qu'un nouvel héritier 5 Et le noir est pour moi la couleur favorite : Un amant en grand deuil a toujours son mérite ; Et quand, comme Carlin, on seroit mal formé.

Du moment qu'on hérite , on est sûr d'être aimé.

CARLIN

Comment! comme Carlin ! Sacliez que, sans reproche, Votre comparaison est odieuse , et cloche.

Chacun vaut bien son prix. Carlin , dans certains cas. Pour certains chevsjiers ne se dqnneroit pas.

LE CHEVALIER, âCarlin.

Tu te fôc)ie$, mon cbe^! Il fiiut que j^ t'^nibrsisse. L'oncle a donc fait la chose enfin de bonne grâce ? As- tu troyvé le coffre à ton gré cppieipc?

Ses écus, ^ louis étoi^n^ls oeufs ou vi^qx?

Nous n*y prenons pj^s garde ; et toujours avec joie Nous recevons i'argept (el que Dieu nw^ Tenvoî^.

LE CPEVALIER.

(Ilcliante.)

Le bon homme est donc mort ? J'en ai bien du regret

GLARIGE.

Cela se voit assez.

CARLIN

L'aiir vient fort au sujet.

LB CHEVALIER

Je te le veux chanter; j'en ^i fait la musique, Et les vers.^ domt chacun vaut un p^ême ^fiiqiif .

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