SCENE VL
AGATHE
Oh! c^est tout le contraire, liselte. Dorante <)oit rtrc aujourd'hui amoureuK de moi à la folie ; car il Bi promis (pie son amour augmrnteroit tous le» joim, et il m'aimoit déjà bien hier,
LISKTTC.
En une nuit , il arrive de grandes révolutions dans If ctnir d'un François.
PASQCIIT.
Oui. sur b On de ce siècle-ci, les amants et les s)i<ons se sont bien dérégU-s ; le chaud et le froid n'y dooÙDent plus que par caprice.
LISETTE
Oliï en Poitou nous avons une règle certaine; c~»lque le jour des noces, le tliei-niomèlre de la inidmse est à son plus haut degré ; mais le leifdeinain ildesoend bien bas.
AGJLTHE.
Vous voulez rae persuader tous deux que Dorante »ra inconstant ; mais il faudroit que je fusse folle r craindre qu'il change. Quoi ! quand Colin me illout fiitni)lciueiit qii ii me midiI titièlo, |i- Ir ; et je ne croiroi* pas Doraiilf . ijui i-.vt ^c.n- I, et qui lait dasserm<;uts liornblc^ i^u'il ni'ni-
joun?
AGATUE*
Ah,Pa»quin ! cberche-moi Fendiroit ou le livre dit que ge met la sourit. J'ai an nœud de ruban qui «'ap' pelle comme cela*
PAAQUrN.
C'est ici quelque part; attendez^..
a CoifTurc pour raccourcir le visage. » Ce n'est pas cela. ^
« Petits tours blonds à boucles fringantes pour a les fronts étroits et les nez longs* »
Je n'y suis pas.
6 Suppkfments ing(Wiieux qui donnent du relief « aux joues plates. »
• Ouais!
tf Cornettes fuyantes pour iaire sortir les a en avant.»
Ah ! voici ce que vous demandez.
tf La souris est un petit nœud de nompai « qui Hc place dans le bois. Nota qu'on ' « pelle petit bois \m paquet de cheveux a riss«'s 9 qui garnissent le pied de la f u bouclée, n Mais vous lirez cela à loisir. Allez vite arr votre toilette; je vous enverrai mon maître (pi'il aura fini une petite affaire.
AGATHE
Qu il ne me fasse pas attendre au moins. I
Lisette.
LISETTE. - '
Adieu, Agathe.