‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 2 sur 279 · DES PIECES DE REGNARD · texte numérisé non relu

DES PIECES DE REGNARD

la scène continuant détre dans les boutiques de la

Foire.

Lb Bal , ou us BouacBois db Falaise , comédie en un acte et en vers , avec un divertissement ; donnë#au Théâtre firançois en 1696.

Le JouEva, comédie en cinq actes et en vers ; donnée au Théâtre firançois en 1696.

Dofresnyy en société avec Regnard, composa dnraot plnsieurs années pour le Théâtre italien ; cette liaison lengageoit à £aiire part de ses idées â son ami. H lui communiqua plusieurs sujets de comédie presque achevés, entre autres ceux du loueur et èîAt^ tendeMiioi sous Forme , dans le dessein d y mettre ensemble la dernière main, et de les fidre paroître sur la scène Françoise ; maisRegnard , qui sentoit la valeur de la première de ces deux pièces, amusa son ami , fit quelques changements à Touvrage , et le donna sous son nom aux comédiens. Ce fait étoit connu de tous les amis de Dufresny , auxquels ce dernier l'a raconté plusieurs fois en se plaignant d'cm larcin qui ne convient, disoit-il , qtt*à un poète du plus bas étage. Pour n'en avoir pas^ le démenti , Dufresny donna un autre loueur ( le Chevalier joueur) en prose.

Les deux pièces ayant été représentées, celle de Regnard eut un grand succès, Tautre tomba.

Ce n*est point à tort que Dufresny revendiquoit le fond de cette comédie , qu'il prétendoit que R^[nard loi avoit pris. Ce dernier abusa efifeetivement de la confiance que Dufresny lui témoigita; et pour accélérer sa pièce , il se servit de Gacon , à qui il en fit faire la phis grande partie. Ce fut à Grillon où Regnard

avoil une maison de campagne qu'il aimoit bes^ucoup. Il enfermoit Gacon dans une chambre , d'où ce dernier n avoit la liberté de sortir qu après avoir averti par Ja fenêtre cpmbienil avoit fait de vers, sur la prose dont Regnard lui donnoit le qapev$is. C'est de Gacon lui-même que l'on tient cette anecdote. *

Le Distrait, comédie en cinq actes et en vers; donnée au Théâtre français en 1697.

Cette comédie, qui n'e^^t que quatre représentations dans sa .nouveauté , ne fut reprise quen l'jii i mais elle le fut avec bes^ucoup de sucqès.

. Le ca,ractère du ,Disirs^t est cppié d'après celui qui se ti;ouve ,dans les Caracùres de La Bruyère , qu'on Youlpit être le portrait de M. ^e c^mte de Brancas.

Le Qf rnav^l p^e Venise , opéra ou coméd ,

en quatre actes , musique de Campra ; représenté sur le théâtre de l'Opéra en 1699.

* Deaiocrite, comédie en cinq actes et en vers ; donnée au Théâtre françois en 1700.

L'uuité de lieu n'est pas observéïc dans cette pièce, la scène changeant au secoi^d acte.. Ce défaut étoit par* donnable à Alexandre Hardi, mais non à un poète qui est venu après Malière ; il auroit été fort aisé de réparer cette fau^t^e , en si^pprimant le premier acte , et ajoutant à l'exposition, qui ne se fait qu'au commencement du suivant, quelques vers.qi^i auroieot appris au spectateur par quelle aventure Criséis et Démocrite se trouvent à la cour d' Athènes ; mais ce n'étoit pas

' Voyez rAvertiftseraent en tête du Joueur, où l'on réfute cette assertion, et où Ton prouve que Dufresny a eu moins de part qu'on ne se rimagine au succès de cette comédie.

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