‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 218 sur 279 · ACTE II, SCËNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCËNE I

XlfETTE.

Il a d^laré, te voyant sur sa fin , Quelque enfant provenu d'un hymen clandestin ?

CABLIV.

Non. Il ne fit jamais d'enfants, par avarice.

LISBTTK.

Parle donc, ti tu veux.

CAttLIIT.

Le vieillard, par malice, Malgré nos veeux ardents n'a pas voulu mourir.

LISETTE

Le trait est vraiment noir, et ne peut se souffrir.

CARLIlf.

Par trois fois de ma main il a pris Témétique ,

Et je n'en donnois pas une dose modique ;

J'y mettois double charge, afin que pnr mes soins

Le pauvre agonisant en languit un peu moins:

Mais par trois fois, le sort, injuste, inexorable, ; <

M'a point donné les mains à ce soin charitable ;

Et le bon homme enfin, à quatre-vingt-neuf ans,

Malgré sa fièvre lente et ses redoublements.

Sa fluxion, son rhume, et ses apoplexies,

Son crachement de sang, et ses trois pleurésies,

S» goutte, sa gravelle, et son prochain convoi

Déjà tout préparé, se porte mieux que moi.

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