‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 258 sur 279 · I.K OItRVALIER · texte numérisé non relu

I.K OItRVALIER

('ommcnt ! un rendei-vous?Que dis-tu ? prends bien garde ; (Ve^t ma sœur.

tISETTR.

Votre soîur 1 peste , quelle égrillarde !

CLARICR.

IV>ur faire une n»ponse aux termes d'un billet , Loandre a bien voulu m'^ouvrir son cabinet »

Ou j ai trouvé d abord Isabelle enfermée.

LK CIIKVALIER.

Isabelle !

Et Lisette.

tK CHKTALICa.

Ah ! petite rusée !

Avant le aiariafe on me fait de ces tour» !

L auguM> est vraiment bon pour nos futurs amours !

LISETTE

Ici mal à propos votre esprit se gendarme :

4i6 LE DISTRAIT.

Le mal est donc bien grand pour faire un tel vacarme ! Ne vous souvient-il plus du maître italien , Et de cette courante à contre-cœur ?

LE CHEVALIEB.

Hé bien ?

LISETTE

Hé bien , pour éviter le retour de la dame.

Qui pestoit contre nous^ et juroit dans son âme, Nous avons fait retraite au cabinet , sans bruit : Glarice est arrivée en ce même réduit Pour écrire une lettre ; et voilà le mystère.

LE CHEVALIER

L'une écrit une lettre , et l'autre fuit sa mère ; Et toutes deux d'abord s'en vont chez un garçon : C'est prendre son parti. L'asile est vraiment bon!

GLARICE.

Lisette , tu remets le calme dans mon âme ; Mon soupçon se dissipe , et fait place à ma flamme. Peut-être à tes discours j'ajoute trop de foi ; Mais Léandre aujourd'hui triomphe encor de moi.

LE CHEVALIER, rarréunt.

Écoute donc , ma sœur.

CLARICE

Que me veux-tu , mon frère ?

LE CHEVALIER

Mets-toi dans un couvent , tu ne saurois mieux faire.

CLARIC£«

Je prends comme je dois tes conseils là-dessus ; Mais l'avi» ne vaut pas cinquante mille écus.

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