I.B VAAQDIS
Elle n*est pas trop mal.
Et après une tirade de gasoonnades extravagantes ^ auxquelles AngéUque ne répond que par
ia6 AVERTISSEMENT
un silence méprisant , le Marquis se retourne du côté du père 9 et lui dit :
Est-ce que cette enfant ne parle pas encore ?
otfiOVTIL , an •oariaot.
Ohl que pardonnez-moi.
LX MARQUIS
Jusqu'ici je l'ignore ; On la croiroit muette.
oiaoïiTK.
£lle vous parlera Quand il en sera temps.
LE MARQUIS
Oh ! quand il lui plaira ; Je ne suis point pressé.
I^a scène dans Regnard est plus originale. La bêtise de Sotencour et son bavardage contrastent mieux avec le silence de Léonore : elle ne répond point à une question sotte et malhonnête que lui fait le provincial; et celui-ci, au lieu de s'apercevoir de sa sottise, impute à stupidité le silence de sa maîtresse*
Nous avons remarqué aussi dans cette pièce le rôle du Gascon , qui , quoique inutile , est ti^ès plaisant. La scène où il demande à Sotencour ce qu'il prétend lui avoir gagné au jeu, quoique semblable à plusieurs autres scènes déjà au théâtre, entre autres à celle du marchand flamand
SUR LE BAL. la;
de Pourceaugnac y est vivemeut dialoguce et d'un tix*s bon comique.
Cette pièce est la seule des coincdies de Ilegnard que Ton ne joue plus; cependant elle a eu douze représentations dans sa nouveauté^ et nous ax)yoiiLS que ^ malgré ses défauts y on la verroit encore avec plaisir sur notre scène.
PERSONNAGES
6ÉR0NTE, père de Léonore.
LÉONORE
VAL ÈRE, amant de Léonore.
M. DE SOTENCOUR, bourgeois de Falaise.
LISETTE, servante de Léonore. ' MERLIN, valet de Valère.
FI J AC, Gascon, sous le nom du baron d'Aubignac. MATHIEU CROCHET, cousin de Sotencour.
M. GRASSET, rôtisseur.
M. LA ]>IONTAGNE, marchand de vin.