A MYLORD STRAFFORD
wooUoD, S avril I76S.
Les témoignages de votre souvenir, mylord, et de vos bontés pour moi, m^feront toujours autant de plaisir que d'honneur. J'ai regret de n'avoir pu pro6ter à Cbiswickde la dernière promenade que vous y aYoz faite. J'espère réparer bientôt cette perte en ce pays. Je voudrois être plus jeune et mieux portant, j'irois vous rendre quelquefois mes devoirs en Yorkshire; mais quinze lieues sont beaucoup pour un piéton prévue sexagénaire ; car dès que je suis une fois en place, je ne voyafe plus pour mon
plaisir autrement qu'à pied. Toutefois je ne nonce pas à cette entreprise, et vous pouvei vous attendre à voir quelque jour un pauvre garçon herboriste aller vous demander l'hospitalité. Pour vous, mylord, qui avez des chevaux et des équipages, si vous faites quelque pèlerinage éqiestre dans ce canton, et quelque station dans la maison que j'habite, outre l'honneur qu'en recevra le maître du logis, vous ferez une œuvre pie en faveur d'un exilé de \m terre ferme, prisonnier, mais bien volontaire, dans le pnys'de Ui liberté. Agréez, mylord, je vous supplie, mes salutations et mon pect.