EXTRAITS
LES GENS DB tBTTBBS.
TROÏSIÈMIC DIALOGUE.
De l'esprit de ses livres. Gondiisioo*
Rousseau. Vous avez fait un long séjour en campagne.
Le Fbançois. Le temps ne m'y duroit pas. Je le passois avec voire ami.
Aouss. Oh I s*ii se pouvoit qu'un jour il devint Fe vôtre 1
Lb Fb. Vous jugerez de cette possibilité par
4 . « Qui est-ce qui nie que les savans sachent » mille choses vraies, que les ignorans ne saui ront jamais? Les savans sont-ils pour cela plus
• près de la vérité? Tout au contraire, ils s en » éloignent en avançant, parce que, la vanité
• de juger faisant encore plus de progrès que t les lumières, chaque vérité qu'ils apprennent » ne vient qu'avec cent jugemens faux. Il est » de la dernière évidence que les compagnies
• savantes de l'Europe ne sont que des écoles » publiques de mensonge; et très-sûrement il 0 y a plus d'erreurs dans l'Académie des Scien*
• ces, que dans tout un peuple de Hurona. • [Emile t Liv. m.)
TROISIÈME DIALOGUE
S. • Td Mi aojonrd'btti l'esprit fort et le t philosophe, qui, par la mémo raison, n'eût • été qn on fanatique du temps de la ligue. » ( Préface du Diseùun sur les Sciences. ) &• t Lee hommes ne doiveat point être instraitt à demi. S'ils doivent rester dans Ter-reur,qaene leslaissei*vottsdaiisrignoranoe?
A qaot bon unt d'écoles et ^universités pour ne leur apprendre rien de ce qui leur importe à savoir 1 Quel est donc Tot^ei de vos collèges, de vos académies » de toutes vos fondations savaaies? Est-ce de donner le change au peuple, d'altérer sa raison d'avance, et de reoipécher d'aller au vrai? Professeurs de mroioage , c'est pour l'égarer que vous fei* goes de l'instruire» et^ comme ces brigands qui mettent des fanaux sur les écueils, vous i'éclairex pour le perdre. » ( Leiire à If. de BeaunumU )